• article vu sur le net de   PHILIP PLISSON

    http://www.philip-plisson-blog.com/article-etel-08h45-samedi-16-novembre-philip-plisson-est-le-premier-sur-le-site-92817363.html

     

    CARGO BREMEN ECHOUE A ETEL, PHILIP PLISSON TEMOIGNE

    A 02 h 00 cette nuit, le cargo TK BREMEN, s'est échoué à 2 kilomètres de l'embouchure de la ria d'Etel. Il avait quitté le port de Lorient, dans l'après-midi, pour aller se mettre à l'abri au nord de l'île de Groix, sur sa route vers l'Angleterre. 

    A 00 h 40, il demande assistance au CROSS d'Etel, mais seul le remorqueur Abeille Bourbon pourra intervenir à 01 h 36.   A 02 h 00, le TK BREMEN alerte le CROSS Etel qu'il vient de s'échouer au sud de la ria d'Etel. A 03 h 00, l'hélicoptère NH 90/ caïman marine de la B.A.N. de Lanvéoc-Poulmic assurera le sauvetage des 19 membres d'équipage.

    Selon un communiqué de la préfecture du Morbihan, le plan POLMAR a été déclenché après constatation d'une fuite d'hydrocarbures sur l'une des cuves, formant une nappe d'1 kilomètre sur 5 mètres en direction de la plage d'Erdeven, entre Lorient et la presqu'île de Quiberon.

     

    Il est 0H845 quand Philip arrive sur zone, pour vous ramener ces images impressionnantes et  inédites !

     

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    "Dragon 56" de la Sécurité Civile assure les hélitreuillages pour évacuer les membres de l'équipage et faire monter à bord les experts

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    Le Rescue de la Marine Nationale assiste Dragon 56 dans cette opération de sauvetage

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                                                          Les Intersignes

                                                                          La Légende de la mort en Basse-Bretagne

    Les intersignes [1] annoncent la mort. Mais la personne à qui se manifeste l’intersigne est rarement celle que la mort menace.

     

    Si l’intersigne est aperçu le matin, c’est que l’événement annoncé doit se produire à bref délai (huit jours au plus). Si c’est le soir, l’échéance est plus lointaine ; elle peut être d’une année et même davantage.

     

     

    Personne ne meurt, sans que quelqu’un de ses proches, de ses amis ou de ses voisins n’en ait été prévenu par un intersigne[2].

     

    Les intersignes sont comme l’ombre, projetée en avant, de ce qui doit arriver.

     

    Si nous étions moins préoccupés de ce que nous faisons ou de ce qui se fait autour de nous en ce monde, nous serions au courant de presque tout ce qui se passe dans l’autre.

     

    Les personnes qui nient les intersignes en ont autant que celles qui en ont le plus. Elles les nient uniquement parce qu’elles ne savent ni les voir, ni les entendre ; peut-être aussi parce qu’elles les craignent et qu’elles ne veulent rien entendre ni rien voir de l’autre vie.

                                                                  

    La Légende de la mort en Basse-Bretagne

                                                                                 *

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    « Certaines gens ont plus que d’autres le don de voir.

     

    « Dans mon jeune temps on se montrait du doigt, non sans une secrète épouvante, les personnes qui étaient douées de ce pouvoir mystérieux.

     

    — « Hennés hen eus ar pouar ! disait-on (Celui-là a le pouvoir).

     

    « Dans cette catégorie privilégiée, il faut ranger en première ligne ceux « qui ont passé en terre bénite et en sont sortis, avant d’avoir été baptisés[3] »

     

    « Voici le cas :

     

    « Un enfant vient de naître. Le recteur, que l’on est allé trouver, a fixé l’heure du baptême. Mais vous savez comme les gens de la campagne sont peu exacts. Père et matrone, parrain et marraine flânent en chemin, s’attardent aux auberges, s’il y en a sur la route, n’arrivent au bourg que longtemps après l’heure convenue. Le prêtre s’est lassé de les attendre vainement ou a été appelé par quelque autre devoir de son ministère. Nos gens se rendent au porche, trouvent l’église déserte. A leur tour de s’y morfondre. Il n’y fait pas chaud. L’enfant crie. La matrone, la groac’hann-holenn (la vieille-au-sel), déclare que si l’on reste là, le nouveau-né risque « d’attraper sa mort. » On gagne quelque endroit mieux abrité, l’auberge la plus voisine. On y patiente, en vidant chopine, jusqu’au retour du prêtre. L’enfanta passé au cimetière, terre bénite, et en est sorti sans avoir été fait chrétien. Il aura le don de voir.

     

    « L’aventure se produit souvent. De là vient que tant de Bretons ont la faculté de voir ce qui reste invisible aux yeux de la plupart des hommes. »

     

     

                                                                                        (Communiqué par René Alain, garçon de bureau aux

     

                                                                                    Archives départementales, ancien chantre à Penhars.

                                                                                                                            — Quimper.)

                                                                                    *

                                                                                   * *

                                                                                  

    Ont encore le don de voir ceux qui possèdent le trèfle à quatre feuilles, l’épi à sept têtes, ou le grain qui a passé dans la meule sans être moulu et au four sans être cuit.

     

    Les menuisiers qui fabriquent les cercueils savent d’avance si quelqu’un de la région doit mourir dans la journée ou dans la nuit. Ilsensont prévenus parle bruit des planches, qui s’entre-choquent d’elles-mêmes dans le grenier.

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                                                                                * *

                                                                               

    La Légende de la mort en Basse-Bretagne

     

    Qui voit une belette {eur garellik) doit mourir dans l’année [4]

    *

    * *

     

    Quand la pie vient se poser sur le toit, c’est que quelqu’un doit mourir dans la maison [5].

    *

    * *

     

    Quand un coq vient chanter tout auprès de vous, c’est que votre dernière heure est proche [6].

    *

    * *

     

    Quand le timbre de l’horloge se met à sonner en même temps que la clochette qu’agite l’enfant de chœur, au moment de l’Élévation, c’est signe de mort pour l’une quelconque des personnes qui assistent à la messe.

    *

    * *

     

    Quand une poule, après s’être empêtrée dans de la paille, en a gardé un brin attaché à sa queue, c’est signe de deuil pour les gens de la maison.

    *

    * *

     

    Si le coq chante dans l’après-midi, c’est pour annoncer grande joie ou grand deuil [7]. S’il chante la nuit avant minuit, c’est signe de grand malheur, d’accident ou de mort.

    *

    * *

     

    A l’appel brusque de quelqu’un, au contact imprévu de quelque chose, faites-vous instinctivement un soubresaut ? C’est que la mort, qui venait de s’abattre sur vous, vous quitte pour s’emparer d’un autre.

    *

    * *

     

    Si, pendant le mariage à l’église, vient à s’éteindre le cierge placé devant l’un des deux époux, c’est que celui-ci ne tardera pas à être veuf.

    *

    * *

     

    Si le son de la cloche vibre longtemps après que la cloche a fini de sonner, c’est que la mort est suspendue sur quelqu’un de la paroisse.

    *

    * *

     

    Quand on voit en rêve une personne portant un faix de linge sale, c’est signe qu’on doit perdre à bref délai un de ses proches.

     

    Si le linge est blanc par endroits, c’est signe que cette mort ne nous causera que peu ou point de chagrin.

     

    Si on rêve à de l’eau, eau douce ou eau salée, c’est que l’un des siens est malade. Si l’eau est claire, il est sauvé, si elle est trouble, sa mort est prochaine [8].

    *

    * *

     

    Dans le pays de Paimpol, les femmes de marins qui sont depuis longtemps sans nouvelles de leurs maris, se rendent en pèlerinage à Saint-Loup-le-Petit ( (Sa-Loup-ar-bihan, dans la commune de Lanloup, entre Plouézec et Plouha. Elles allument aux pieds du saint un cierge dont elles se sont munies. Si le mari se porte bien, le cierge brûle joyeusement. Si le mari est mort le cierge luit d’une flamme triste, intermittente, et tout à coup s’éteint [9].

    *

    * *

     

    L’oiseau de la mort (ar sparfel) voltige autour de la maison et frappe à la vitre quand vient la mort.

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    Rêver de chevaux, signe de mort, à moins que les chevaux ne soient blancs.

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    La Légende de la mort en Basse-Bretagne

     

    Lorsque les chiens hurlent la nuit, c’est que la mort essaye de s’approcher de la maison [10].

     

     

    La Légende de la mort en Basse-Bretagne

     

     

    1 Le mot « intersigne » se rend en breton de diverses manières suivant les régions. Les désignations les plus fréquentes sont celles de seblanchou, semblants ; de sinaliou, signes avertisseurs ; de traou spont, choses d’épouvante.

    2 Cf. P. Sébillot, Coutumes populaires de la Haute-Bretagne, p. 149 ; voir aussi : P. Sébillot, Traditions et superstitions de la Haute-Bretagne, I, p. 267-271. — [L. M.]

    3 Cf. Le Carguet, Superstitions et Légendes du cap Sizun, in Revue des Traditions populaires, août 1889, t. IV, p. 465. — [L. M.]

    4 Dicton du cap Sizun. J’en mentionne l’origine, parce que nulle part ailleurs en Basse-Bretagne je n’ai retrouvé semblable croyance.

    5 Cf. P. Sébillot, Coutumes populaires de la Haute-Bretagne, p. 150. — [L. M.]

    6 Cf. P. Sébillot in Revue des Traditions populaires, février 1892, t. VII, p. 99 : Superstitions de la Haute-Bretagne, et Traditions et Superstitions du Bas-Languedoc, ibid., t. VI, p. 549, septembre 1891. — [L. M.]

    7 Cf. P. Sébillot, Coutumes populaires de la Haute-Bretagne, p. 151. — [L. M.]

    8 Cf. Le Calvez, Médecine superstitieuse in Revue des Traditions populaires, février 1892, t. VII, p. 90. — [L. M.]

    9 C’est en réalité une coutume plus générale ; dans le pays de Goëlo, on fait à Notre-Dame de Bonne-Nouvelle (Paimpol), à la chapelle de Perros en Ploubazlanec, etc., les mêmes pèlerinages qu’à Saint-Loup-le-Petit. — [L. M.]

    10 Cf. P. Sébillot, Coutumes populaires de la Haute-Bretagne, p. 150. - [L. M.]

     

     

    http://fr.wikisource.org/wiki/La_L%C3%A9gende_de_la_mort_en_Basse-Bretagne/Les_intersignes


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     la Bretagne  Pays de légendes

    De toutes les régions de France, il  existe des légendes multiples et variées qui perdurent et ce, depuis la nuit des temps.... Cette chère et splendide région de Bretagne et l'une des plus fournie. et n'allez surtout pas croire que les bretons soient des gens arriérés vivant repliés sous leurs superstitions.

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    L' Ankou - Anken est chagrin, Ankoun est oubli
    Comme les anciens celtes, les bretons ne craignent pas la mort qui est un commencement. Ce qu'ils craignent par dessus tout c'est l'Ankou son serviteur. La fréquentation de la mort et des âmes des trépassés "an Anaon" , fait partie de  la vie de tous les jours pour les bretons qui la représentent sur leurs nombreux ossuaires. Autrefois, pour Noël et surtout la Toussaint, il n'était pas rare de garder quelques crêpes ou un bon feu pour ces âmes de l'autre monde. Les marins connaissant plus que d'autres le prix de la vie et le pouvoir de l'océan vivent constamment avec la mort en arrière plan de leur existence.

    L' Ankou est l'ouvrier de la mort "Oberour a maro",  il est représenté soit par un homme grand et maigre aux cheveux longs et blancs recouverts d'un feutre noir à larges bords, sous lequel brillent ses yeux en forme de chandelles.  Soit par un squelette vêtu d'un linceul et armé d'une faux tenue à l'envers, l'Ankou ne fauche pas ses victimes, il lance sa faux aiguisée avec un os humain pour frapper. Avouez que peu d'entre nous aimerait le rencontrer. Il circule uniquement la nuit, debout sur un chariot aux essieux grinçants, faisant pivoter sa tête sur 360 degrés afin que nul ne lui échappe. Malheur à celui-ci qui croise son chemin, c'est que l'Ankou l'a voulu et vient le chercher. Le convoi funèbre et impressionnant à souhait est le "karrig an Ankou" char de l'Ankou (ou "karriguel an Ankou" brouette de l'Ankou), mais parfois  les gens du littoral parlent de  "Bag nez" bateau de nuit (?). Entendre grincer l'attelage du "karrig an Ankou" signifie l'annonce prochaine de la mort d'un proche. L'odeur de bougie, le chant du coq et les bruits de clochettes la nuit sont autant de signes annonciateurs.


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    La coutume veut que dans chaque paroisse, le dernier mort de l'année devienne l'Ankou pour un an. Lorsque les morts dépassent les naissances, les gens ont pris l'habitude de dire : "War ma fé, heman zo eun Anko drouk", "Par ma foi, celui-ci est un Ankou méchant".

    Les monts d'Arée : porte du domaine de l'Ankou

    Le terrible Ankou nous met constamment en garde contre l'oubli de notre fin prochaine. Par de petites phrases sympathiques telles que "je vous tue tous" ou "souviens-toi homme que tu es poussière" gravées sur les différents ossuaires, cette implacable entité nous souhaite de doux rêves .... Si vous le voyez, fuyez avant qu'il ne vous aperçoive et surtout ne lui parlez pas.

    Mais ne laissez pas la peur vous envahir, l'Ankou par son seul nom  nous rappelle aussi au souvenir des défunts, et il n'a sûrement pas tort, l'oubli de nos morts les tuent une seconde fois.

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                                MARION DU FAOÜET


    Le XVIIIe siècle commence misérablement en Bretagne.

    A la famine s'ajoute la fièvre chaude qui décime la population.

    Dans une famille bien pauvre du Faouêt, naît le 6 mai 1717 un troisième enfant, une fille comme on l'espérait.

    S'ouvre alors un chapitre hors du commun de l'histoire de la Basse-Bretagne.

    Un épisode digne des romans d'aventures, avec une jolie rousse dans le rôle principal.

    Une brigande de grands chemins dont les exploits feront trembler l'honnête bourgeois, frémir les petites gens, et dont la vie s'achèvera sur la potence, un soir de mai 1755 à Quimper.

    De Vannes à la pointe du Finistère, son nom est sur toutes les lèvres : Marie Tromel, dite Marion du Faouêt.   
    C'est probablement ici qu'Alain Barbetorte, vainqueur des Normands en 936, choisit de construire un donjon.

    On raconte qu'à la naissance de la petite Marie, un chien aboya longuement cette nuit-là.

    - «Il jappe aux étoiles»,
    expliqua le père, Phélicien, en se versant une rasade de cidre.

    - «ça veut dire que ta fille fera de grandes choses»,
    ajouta la Naïk qui faisait office de sage-femme,

    - «mais en mal car la lune n'est pas encore levée».

    Certes, la matrone ne pouvait mieux dire.

    Sur les pas du savetier Phélicien Tromel est ouvrier agricole et loue ses bras à la journée.

    Un état de vie proche de l'indigence.

    Gagner son pain est au sens propre le moteur de son existence. Vivre !

    Très tôt Marion prend conscience, à sa manière, de cette absolue nécessité.

    A l'âge de ses sept ans, elle chaparde aux étalages sur les marchés, rançonne garçons et filles de son âge, détrousse déjà les passants.

    Néanmoins, c'est sur les routes que, quelques années plus tard, elle va donner la pleine mesure de ses talents, à l'exemple d'un savetier du pays reconverti dans le brigandage par la grâce du sieur de la Fontenelle de triste mémoire.

    Bonne chrétienne, pour sûr elle l'est la Marion, mais autoritaire et rouée comme pas deux.

    Avec ses yeux gris, sa chevelure flamboyante et son visage parsemé de taches de son, elle mène tout le monde à la baguette.

    On la surnomme Finefont, ce qui signifie fine et rusée et Chef de bande.

    Le Véhut est un petit village proche de la chapelle Sainte-Barbe, sur les bords de l'Ellée, à un kilomètre environ du Faouêt.

    C'est là que, dans les premiers temps, la belle Marion va établir son quartier général et exercer sa coupable industrie.

    Le jour, de porte en porte elle vend avec sa mère de la mercerie, soustrait au passage le gousset de quelque notable endimanché et la nuit cherche fortune à la tête d'une armée de gredins sans aveu.

    Ils sont une douzaine à son service, corps et âmes dévoués.

    Tous portent des sobriquets : le Corbeau, la Gargouille, le Renard...

    Parmi eux se trouvent aussi ses frères, Joseph et Corentin.

    Aux favoris du moment, elle accorde ses faveurs et fait la grâce de partager sa couche.

    De ses amours passagères naîtront trois enfants.

    Dénuée de scrupules, Marion se comporte en véritable chef de bande, malgré son incorrigible paresse.

    Une fois repérée, sa victime est dépouillée par la meute au premier coup de sifflet.

    Toutefois c'est à tort, semble-t-il, qu'elle sera accusée d'avoir du sang sur les mains.

    A l'exception d'un pistolet dérobé, qu'elle porte à la ceinture et dont elle ne fait jamais usage, son arme préférée est le bâton.

    Elle en joue avec dextérité pour amener à la raison les plus récalcitrants, y compris dans sa troupe pour mater une éventuelle rébellion.

    Mieux vaut ne pas enfreindre son règlement.

    Elle seule a le droit de disposer du butin et d'en effectuer la répartition. Magnanime, il lui arrive tout de même d'épargner les nantis de ce monde pour les besoins de sa cause, à charge de revanche naturellement.

    Un bout de ruban tient lieu de sauf-conduit au bénéficiaire pour circuler à l'avenir librement.
    Ripaille et libertinage ...vivre !

    De cet impérieux besoin qui a marqué son enfance, Marion entretient d'une certaine manière le souvenir.

    Mais le temps n'est plus pour elle de partager avec les siens une maigre pitance.

    La libertine fait à présent bombance avec ses prises, se réservant la meilleure part.

    Et si d'aventure l'argent ou la bonne chère vient à manquer, une expédition dans un poulailler ou sur un marché voisin y pourvoit.

    D'avoir trop souffert de la faim, la fille de Phélicien est devenue en quelque sorte croqueuse de diamants.

    Aussi est-ce en vain que la maréchaussée, une fois lancée à ses trousses, cherchera quelque trésor de guerre enfoui.

    Marion n'amasse rien, le produit de ses rapines est dilapidé au jour le jour.

    Au demeurant, la maréchaussée n'est guère pressée de se mettre en travers de son chemin.

    La belle a plus d'un tour dans son sac.

    Si les représentants de l'ordre sont personnellement à l'abri de ses représailles, du moins ont-ils tout à craindre pour les plaignants.
    Un malheur est si vite arrivé par les temps qui courent.

    Hélas pour Marion toute chose a une fin.

    A peine a-t-elle touché la trentaine que déjà le vent commence à tourner.

    Arrêtée avec quatre de ses complices, elle comparaît devant les juges d'Hennebont qui la condamnent à être fouettée et marquée au fer rouge.

    La sentence sera exécutée à Rennes sur la place publique en 1746.

    Après quoi elle recouvre la liberté.

    Encore s'agit-il d'une liberté relative puisqu'assortie d'une interdiction de séjour dans son pays.

    En prenant un bain dans l'étang de Priziac proche de chez elle, Marion fit la connaissance d'un certain Henri Pezron, dit Hangiven, qui devint le favori de son équipe.

    Ils scellèrent leur pacte d'union en mélangeant leurs sangs devant la chapelle Saint-Fiacre un jour de pardon.

    Mais la brigande n'en a cure.

    Elle détient d'une bohémienne des pouvoirs surnaturels.

    Bravant l'interdit, elle retourne donc au Faouêt, comme si de rien n'était.

    Erreur fatale ! Car si elle peut toujours compter sur la fidélité de ses compagnons, en haut lieu ses protecteurs, soucieux de leur avenir, vont désormais lui tourner le dos.

    Se sentant suivie, enceinte une deuxième fois elle se réfugie dans une maison d'Auray un soir de juin 1748.

    Informée de sa présence, la maréchaussée la surprend en compagnie de sa fille et d'une autre jeune femme.

    Transportée dans une auberge voisine, on découvre sur elle huit écus de six livres de provenance douteuse.

    Un seul lui est laissé et elle accouche dans la nuit.

    Ecrouée à Vannes le lendemain, elle saura toutefois trouver devant ses juges les mots qu'il faut pour être aussitôt libérée.

    Quatre nouvelles années vont s'écouler avant qu'elle ne retourne en prison.

    A Carhaix d'abord, à Quimper ensuite.

    Mais ce bel oiseau n'est pas du genre à vivre en cage.

    Elle s'en évade avec un de ses comparses, dans la nuit du neuf au dix septembre 1752, après avoir scié les barreaux de sa cellule.

    Puis elle repart à l'aventure.

    Cependant l'ombre du bras séculier de la Justice plane sur elle.

    Marion se cache à Saint-Thois, Laz, Châteauneuf-du-Faou. Finalement elle est arrêtée à Nantes comme vagabonde. c'est le commencement de la fin.

    Transférée à Quimper, la Finefont réintègre le cachot de la rue Obscure, une sorte de caveau aménagé dans le sous-sol d'une prison construite à l'angle de la rue Verdelet.

    17 mai 1755.
    Marion n'a plus que quelques heures à vivre.

    Interrogée par le sénéchal de Silguy dans la Chambre criminelle située au premier étage de la prison, elle nie tous les faits qui lui sont reprochés.

    Une bonne vingtaine au total, sans compter ceux dont le magistrat n'a pas connaissance.

    Dès lors, la sentence est inévitable.

    Marie Tromel est condamnée à être pendue et étranglée jusqu'à ce que mort s'ensuive.

    On la fait monter dans une charrette pour la conduire aux lieux du supplice.

    Il est six heures du soir.

    La foule se presse pour la voir.

    Elle est en chemise et porte trois cordes autour du cou.

    Aucun signe de compassion sur tous ces regards qui la dévisagent.

    Puis, la potence se dresse devant elle.

    Le bourreau est là qui attend, un nommé Jacques Gloaêr.

    Marion descend de la charrette.

    Une cloche tinte au couvent voisin.

    Un frère Cordelier se précipite, crucifix à la main, pour l'exhorter à la prière.

    Elle ne l'entend pas. A-t-elle au moins quelque chose à dire ?

    Oui ! Elle se repent publiquement.

    Tout est consommé ! Ne reste plus qu'un corps pantelant qui se balance entre ciel et terre.

    Celui de Marion du Faouêt.

    Elle venait d'avoir trente huit ans.

                                           LA LEGENDE DES DEUX SONNEURS NOIRS

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    C' est l'histoire deux bons garçons , deux sonneurs,  honnêtes , pas méchants pour un sou bien qu'un peu ivrognes.

    Ils avaient sonné à tour de noces qu'ils en étaient à confondre les cortèges des fils avec ceux de leurs pères.

    L'un fêtait son 'bombard', l'autre son biniou.

    Un soir, nos deux bons braves sonneurs s'étaient endormis dans le fossé qui borde la route de Quimper.

    Un convoi de gardes passa, ils étaient à la recherche de deux voleurs... Triste sort car on pendit malheureusement nos deux gentils sonneurs et cela haut et court  à la place des voleurs.

    Le lendemain, des passants effrayés, clamèrent à tout le monde le malheur qui venait de frapper aux deux sonneurs que tout le monde aimait vraiment.

    A cette époque, vers l'an 1700, une fièvre terrible régnait et emportait tous ceux qu'en étaient touchés.
    On remarqua chose bizarre que ceux qui supportaient l'odeur des deux pendus et disaient des  prières pour le repos de leurs âmes, étaient guéris !!!

    Alors on vint en pèlerinage de toute part auprès des deux braves sonneurs. Puis enfin on les enterra dans un fossé du champ, là où se dressait les potences.

                          LE HÊTRE DU PONTHUS
    Un hêtre magnifique de plus de 300 ans quil vit au milieu de conifères, c'est un arbre de légende  de la forêt de Paimpont qui fut planté par le chevalier Ponthus pour célébrer sa victoire face à l'ennemi sur les ruines d'un château détruit, jadis, par Dieu lui-même.

    Le chevalier de Ponthus désespérait de ne pas avoir de progéniture. “Il me faut un enfant, qu'il vienne du diable ou de Dieu !”, s'écria-t-il du haut de la plus haute des tours de son château. Dieu fit la sourde oreille. Mais le diable , lui il a tout entendu !

    Le Malin le prit au mot .

    Au bout de ses neuf mois d'attente, à la faveur d'une éclipse de lune, la châtelaine accouchait d'un petit monstre velu.

    Sitôt le petit diable sorti du ventre de sa mère, celui-ci sauta sur le haut d'une énorme armoire puis se cacha sous un buffet.

    - “Sinistre et terrible présage !”
    prédit la sage-femme avant de s'enfuir affolée en courant.

    En ces temps là, il eu une terrible tempête qui venait de l'océan cependant elle épargna la forêt mais malheureusement détruisit le château qui fut  emporté par une bourrasque et fini par  s'écrouler sur ses habitants.

    Le souffle de ce véritable apocalypse avait renversé les remparts pour ne plus que laisser place à un magnifique hêtre qui  surplombe aujourd' hui encore les hauteurs de Brocéliande.

                                                                

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                                       LES LAVANDIERES DU RAUCO

                                                      Guillo

                                   

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        Peut-être avez vous déjà entendu des bruits sourds, près des ruisseaux, la nuit. Comme des coups de battoir sur le linge. Alors, passez votre chemin bonnes gens, et ne cherchez pas à savoir d'où vient ce bruit : se sont les lavandières de nuit.

    Guillo, c'est le bon à rien du village, paresseux du soir au matin. Il ne sait que boire, boire et chanter après avoir bu. Tout le monde le connaît à Tréhorenteuc. Ce soir là, Guillo a le vent en poupe. Il a passé toute la soirée au café du village et le voilà qui rentre chez lui, sous la pleine lune, en chantant à tue-tête. La nuit est trop douce pour prendre le raccourci par les prés, aussi prend-il la route qui monte vers Trébottu.

    Lorsqu'il arrive au petit pont sur le Rauco -le ruisseau qui descend le Val sans Retour- Guillo entend des bruits sourds, des battements, à sa gauche, près du moulin en ruine. Intrigué, il quitte la route et longe le ruisseau pendant un bon moment. Il se heurte sur les souches, il trébuche sur les pierres, et il patauge dans la boue. C'est là qu'il aperçoit deux femmes, vêtues de blanc, à genoux au bord du ruisseau. Elles lavent un grand drap et le frappent de leur battoir. Guillo, malgré l'ivresse, n'en croit pas ses yeux : est-ce une heure pour laver du linge en pleine forêt ? Peu importe, il fait demi-tour, mais alors qu'il repart, le voilà qui trébuche sur une grosse pierre et tombe dans le ruisseau.

    Les deux lavandières sursautent et se tournent vers lui. Mon Dieu, quels visages ! La lumière blafarde de la lune éclaire ces visages sans vie, aux traits durs et profonds ; leurs yeux sont noirs et vides. Guillo, terrifié, bondit hors de l'eau, mais il n'a pas le temps de fuir que l'une des femme lui crie :
    _ Approche ! Viens nous aider. L'homme, comme pétrifié, s'approche des lavandières en titubant. Impossible de fuir, la voix l'attire comme une guêpe sur une tartine de miel. Les femmes lui tendent alors le drap qu'elles ont lavé et qui ruisselle d'eau.
    _ Eh bien ! dit l'une d'elles, qu'attends-tu ? Aide nous à tordre ce drap. Sans réfléchir, embrumé par les vapeurs d'alcool, Guillo saisit l'extrémité du drap. A l'autre bout, les lavandières tordent le linge, mais lui ne bouge pas. Avec peine, il parvient quand même à dire :
    _ Mais qui êtes-vous ? Et pourquoi lavez-vous ce drap en pleine nuit ?
    _ Nous lavons le linceul d'un homme qui doit mourir cette nuit. Si nous ne le faisons pas, le pauvre n'aura même pas un linceul pour son dernier voyage.
    Sur le coup, Guillo prend ça pour une plaisanterie et le voilà qui éclate de rire. Il est maintenant de tellement bonne humeur, qu'il se met à tordre le drap de son côté. Et il tord le drap en le tournant de gauche à droite.
    _ Malheur ! s'écria l'une des femmes. Il a tordu le drap dans le sens maléfique !
    _ Malheur ! Malheur ! répéta l'autre.

    Ces cris résonnent dans les arbres, réveillant tous les animaux de la forêt. Quand Guillo s'est un peu remis de sa frayeur, les lavandières ont disparu. Il s'imagine avoir rêvé, surtout avec tout ce qu'il a bu. Mais c'est alors qu'il sent l'humidité du drap qu'il porte encore sur son bras. Tout à fait dégrisé, Guillo n'a plus qu'une pensée : courir jusqu'à chez lui, sans se retourner.
    Mais il n'a pas le temps de faire trois pas qu'il entend un énorme grincement. C'est le grincement des roues d'une charrette qui n'ont pas été graissées depuis des années. Incapable de faire le moindre geste, Guillo attend, l'oreille tendue. Mais d'où vient cette charrette ? Il n'y a pas de chemin forestier par ici.

    Cependant l'attelage s'approche, et en plus du grincement des roues, il peut maintenant entendre le claquement de sabots sur le sol, et les branches qui se brisent sur le passage du cheval et de la carriole. La charrette vient s'arrêter au bord de l'eau. Le cheval se penche pour se désaltérer. C'est alors qu'un personnage vêtu de noir s'approche de Guillo, un fouet à la main :
    _ Holà, l'homme ! crie-t-il. Je cherche un nommé Guillo, est-ce que tu l'aurais vu par hasard ? Guillo ne répond pas. Ses dents claquent, ses mains tremblent, il a l'impression que sa tête va exploser. Le mystérieux personnage tourne autour de lui et dit d'une voix rauque :
    _ Mais je ne me trompe pas ! Tu portes ton linceul sur le bras. C'est donc toi Guillo ! Guillo de Tréhoranteuc.
    C'est alors que la lune éclaire le visage de cet étrange personnage. Guillo, avec une indicible horreur, voit ce visage et le reconnait : c'est l'Ankou, le Serviteur de la Mort. Alors, ne pouvant supporter cette vision, Guillo tombe à genoux sur le sol. On raconte qu'à ce moment il y eut un ricanement qui se prolongea dans les arbres et sur la lande. Puis un grand bruit de branches brisées.

    On raconte que le cheval hennit trois fois et que la charrette s'évanouit dans la nuit. On raconte que personne n'a revu Guillo, Guillo de Tréhoranteuc, depuis cette nuit-là. 

     


                                                                     

     



                       LA CHAMBRE DES REVENANTS (joueurs de cartes)


    Certaines nuits il se déroule une étrange partie de cartes entre deux gentilshommes du 18ème siècle.
    Un jeu d’outretombe qui se conclut systématiquement par la mort d’un des joueurs, transpercé par la pointe aiguisée de son adversaire.

    D’après Claudine Glot , présidente du Centre de l’Imaginaire Arthurien, un chevalier du nom de Philippe de l’Hôpital se présenta un jour au château attiré par les rumeurs locales. Il proposa au Comte de Trécesson d’éclaircir le mystère en passant une nuit dans la chambre hantée. Devant l’inquiétude de son hôte, il lui jura de prendre à son compte tous les risques autant que tous les bienfaits de cette dangereuse aventure. L’affaire fut conclue.
    Au beau milieu de la nuit, il fut tiré de son sommeil par des cris. A la lueur de chandeliers, deux gentilshommes disputaient une partie de lansquenet. D’après le tas de pièces d’or qui s’amoncelait sur la table, l’enjeu était de taille ! Suffisamment pour tricher, proférer des menaces et finalement en venir aux mains. Mais avant que la dispute ne tourne au drame, le chevalier tira un coup de feu en l’air, entraînant ladisparition des joueurs, des chandeliers, des cartes et de la table. Seuls subsistèrent les louis d’or comme preuve de l’énigmatique saynète.
    Alerté par le bruit, le Comte de Trécesson fit irruption dans la pièce, suivi du chapelain qui pensa devoir administrer les derniers sacrements à l’intrépide visiteur. Au lieu de cela, une bataille juridique s’en suivit pour déterminer qui, du chevalier ou du Comte de Trécesson, devait garder le trésor. Philippe avait pourtantaccepté d’assumer les risques au même titre que les bénéfices qu’il pouvait tirer de cette expérience.
    Trécesson pensait le contraire. L’affaire fut jugée devant les tribunaux de Rennes. L’or de Trécesson devint propriété de l’Etat et les compte-rendus de procédure disparurent dans l’incendie du Parlement de Bretagne.
    Le chapelain a-t-il, comme convenu, récité des messes pour le repos des joueurs de cartes condamnés à revivre éternellement leur partie fatale ? Pas si sûr compte tenu des rumeurs actuelles. Et sur l’identité des fantômes, aucun indice répertorié à ce jour. Une affaire non classée

             LA MARIEE DE TRECESSON ( la dame blanche du château)


    Le spectre d’une dame blanche habillée en robe de mariée souillée de terre, hante le petit bois
    de hêtres jouxtant le château ou survole les eaux brumeuses du lac. Sa tragique histoire remonte à l’automne de l’an 1750. Une nuit, alors qu’un braconnier guette sa proie près des sombres murailles de Trécesson, il est surpris par un attelage de chevaux noirs tirant un carrosse. Sitôt caché dans un arbre, il distingue à la lueur de torches un étrange ballet de domestiques portant des bêches et des pioches.
    L’équipage fait halte et deux gentilshommes font descendre sans ménagement de la voiture une jeune mariée implorante. Inflexibles devant ses supplications, les persécuteurs apparemment ses frères donnent l’ordre à leur personnel de creuser une fosse au pied d’un grand chêne. L’accusant d’avoir déshonoré leur famille, ils la condamnent à être enterrée vivante. Leur sinistre besogne accomplie, les deux seigneurs remontent dans leur voiture et quittent précipitamment les lieux.
    Choqué, le braconnier retourne chez lui en toute hâte, sans penser à libérer la jeune femme de sa tombe.
    Il raconte à sa femme le crime dont il vient d’être témoin.
    Scandalisée par sa lâcheté, elle traîne son mari jusqu’au château mais, redoutant d’être accusé à tort de meurtre si on les surprenait près du cadavre à peine froid de la jeune femme, le couple se rend plutôt auprès du châtelain, Mr. de TRECESSON, pour demander de l’aide. Hélas, toutes ces démarches prennent trop de temps et c’est une victime dans le coma qu’on déterre. Elle décède peu de temps après sa libération.
    Profondément affligé par cet événement, M. de Trécesson fait rendre à la malheureuse les honneurs funèbres dus à son rang apparent. Et jusqu’à l’époque de la Révolution, seront exposés sur l’autel de la chapelle du château la robe nuptiale, le bouquet et la couronne de fleurs de la mariée.
    Par la suite toucher ces « reliques » permettrait aux jeunes filles de toutes conditions de trouver un époux dans l’année...
    Une enquête ultérieure révéla l’identité des protagonistes de cette scène effroyable. La Dame Blanche de
    Trécesson s’appelait en réalité Triphine de Kertimeur et vivait avec ses sept frères au château de la Roche-Avrel.
    Son mariage secret avec le dernier descendant des Vauferrier, une famille rivale, serait la cause de son châtiment.
    L’âme tourmentée de l’infortunée trouvera-t-elle un jour le repos ?

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                    LES SEPT FEES DU MIROIR AUX FEES
    On dit qu’il y a bien longtemps sur cette terre, les plantes, les bêtes, les hommes et tous les êtres du Petit peuple (fées, orcs, korrigans, géants…) vivaient en bonne intelligence, en harmonie même.

    Mais les hommes, toujours entreprenants, défrichaient sans relâche pour étendre leurs cultures ; ils creusaient la terre pour en extraire la pierre, et puis le fer pour forger leurs outils, mais aussi leurs armes.

    Alors, une nuit, tout le Petit Peuple s’est réuni. Longtemps ils ont parlé, et au matin tous devaient en convenir  « Etait venu le temps des hommes ». C’est à ce moment que les géants sont partis vivre dans les plus hautes montagnes du monde. Orcs et trolls ont fui vers les plaines enneigées du nord. Les korrigans, minuscules, n’ont eu qu’à se cacher dans les terriers et bosquets. Et les fées, elles ? C’est bien souvent dans l’eau des ruisseaux, des fontaines ou des lacs qu’elles ont trouvé refuge.

    Il était alors sept fées, sept sœurs toutes jeunes puisque l’aînée avait à peine 350 ans. Elles aussi ont pris leur envol en quête d’un lieu où vivre à l’abri du regard des hommes. Elles ne sont pas allées bien loin, car au cœur de la forêt, elles ont découvert une vallée paisible, que seuls le cri des bêtes, le chant des oiseaux et le vif gargouillis du Rauco animaient. Au bout de la vallée, ce ruisseau s’évasait pour former un petit étang.

    C ‘est là qu’elles ont décidé de se retirer, et sous les eaux de l’étang elles ont bâti leur demeure. La maison terminée, elles se sont réunies et, levant chacune leur main droite, elles ont fait le serment solennel qu’à partir de ce jour plus jamais elles ne se montreraient aux hommes, jamais.

    Et c’est ce qui s’est passé. Pour ne pas être surprises par les errances d’un bûcheron ou d’un promeneur, elles restaient tout le jour au fond de l’eau ; et ce n’est qu’à la nuit venue qu’elles sortaient prendre l’air, cueillir les herbes exigées par leurs magies, et pour apprendre encore. Car chacune avait sa spécialité, sa curiosité. L’aînée étudiait le pouvoir des plantes, l’autre lisait les étoiles dans la nuit, la troisième scrutait la roche, une autre parlait des heures durant à tous les êtres visibles ou invisibles, la cinquième se plongeait dans l’infiniment petit qui est en toute chose, la sixième cherchait dans l’eau quelques traces de la mémoire du monde… La septième, la plus jeune, était si vive et si curieuse qu’elle voulait tout connaître, tout savoir. Aussi, chaque soir, elle suivait l’une ou l’autre de ses sœurs et partageait chacun de leurs secrets. C’était donc aussi la plus puissante en magie.

    Longtemps, elles vécurent tranquilles dans la vallée. Cent, deux cents, trois cents… mille ans ont passé sans que jamais aucun homme ne se doute de leur présence. Mais, au bout d’un millénaire, la plus jeune des fées autrefois si vivre devenait morose. Elle ne disait plus un mot. Elle s’ennuyait : tous les jours, enfermée. Souvent pour tromper l’ennui, elle se promenait étendue sur le dos, là, juste sous la surface de l’eau, profitant ainsi des rayons du soleil. Un jour qu’elle nageait ainsi entre deux eaux, elle entendit résonner un bruit inconnu. C’était comme un pas, très lourd, mêlant au son de la corne celui du métal raclant la roche. Et cela s’était arrêté au bord de l’étang. Alors, elle a filé jusqu’à la rive ; et là, juste au-dessus d’elle, elle a vu la tête d’un cheval qui s’abreuvait. Elle sa souri. Puis son petit cœur de fée s’est mis à battre, car là, juste au-dessus d’elle, un homme se penchait pour se rafraîchir. « Un homme ? pensa-t-elle. Mille ans qu’elle n’en avait pas croisé. » Que deviennent-ils ? Se font-ils encore la guerre ? Quelles nouvelles inventions géniales ? Qui règne sur le monde des hommes ? » Et il y a ce mystère, certaines fées prétendent que les hommes ont un étrange pouvoir, qu'ils ne sont pas magiciens, non ! et pourtant le plus humble d’entre eux peut tenir la plus puissante des fées à jamais prisonnière à ses côtés .

    Mille questions lui brûlent les lèvres… Et, bravant le serment, elle jaillit de l’onde et lui apparaît. Le jeune homme reste un moment bouche bée. Ebahi par tant de grâce et de beauté réunies, il est sous le charme. La fée, de son côté, le trouve bien de sa personne, sans doute un gentilhomme, habillé pour la chasse, il a fière allure. Tout le reste du jour elle va le questionner, parcourant avec lui toute la vallée, lui tâchant de lui répondre au mieux et toujours avec grande courtoisie. Le temps va filler et ce n’est qu’en fin d’après-midi qu’ils rejoignent l’étang. A cet instant, la jeune fée réalise : le soleil est déjà bas dans le ciel et la nuit va venir : « Tu ne dois pas rester là, va-t‘en vite ! » Et le jeune homme, docile, enfourche et talonne sa monture. Le regardant partir, la fée se ravise : « Attends ! Reviens demain, même heure, même lieu ! » D’un signe de la tête il lui répond. Bien sûr qu’il sera là demain. Il n’a plus qu’elle en tête. Alors elle retourne au fond de l’étang. Il était temps. Déjà ses sœurs s’apprêtent pour la nuit. Ses sœurs s’étonnent de la voir rentrer toute guillerette, chantonnant, embrassant le front de l’une, offrant une fleur de nénuphar à une autre. Elle semble soudain pleine de joie. Fatiguée par sa longue marche, la jeune fée s’allonge un instant. Fermant les yeux pour retrouver les images de ce jour, elle s’assoupit. « Il s’est passé quelque chose » pensent ensemble les six sœurs. Aussi, elles forment le cercle et de leurs magies conjuguées, elles lisent dans l’esprit de la cadette. Et elles découvrent l’horrible vérité : « Elle a rompu le serment et, de plus, a laissé cet homme repartir vivant. Il va prévenir les siens. C’en est fini de notre tranquillité. Il nous faut agir ! » Et, reformant le cercle, elles endorment la jeune fée pour tout un jour.

    Le lendemain matin, le gentilhomme est de retour. Il a mis ses plus beaux habits et n’a qu’une hâte : la revoir. Mais ce n’est pas sa belle fée qui l’accueille. Sortant de l’ombre, jaillissant de l’eau, tombant des branches basses, ce sont les six sœurs qui se jettent sur le malheureux. Cinq d’entre elles le plaquent au sol, tandis que l’aînée, de ses mains, l’étrangle, le tue. Leur sale besogne accomplie, elles s’en retournent au fond de l’eau. Ce n’est qu’à l’extrême fin du jour que la jeune fée s’éveille. Tout de suite, à la lumière, elle réalise : le temps a filé, la nuit tombe déjà, son chevalier ! Elle court, elle nage –on ne sait trop- jusqu’à la berge et découvre le corps inanimé du jeune homme. C’est d’abord grande douleur, et, pour la première fois de son existence, des larmes emplissent ses yeux. Elle se penche et tend sa main vers le beau visage quand soudain elle aperçoit les traces des doigts meurtriers sur son cou. Après la douleur vient la colère, la terrible colère des fées. « Qui a fait ça ? » Elle n’a plus qu’une idée en tête venger la mort de cet innocent. Elle interroge les arbres, les oiseaux « Sui a fait ça ? » Effrayés, ils finissent par lui dire la vérité : « Ce sont tes sœurs. Mais toi seule es coupable, tu avais promis… » Mais déjà elle n’écoute plus. « Ce sont mes sœurs… » et, les yeux pleins de haine, elle retourne dans leur demeure sous les eaux, bien décidée à accomplir sa vengeance.

    Cette nuit-là, l’étang va bouillonner, la terre va trembler, tout le val va gronder du vacarme du combat des fées. Au matin, tout est calme dans la vallée. Au fond de l’étang, la jeune fée se tient débout devant ses six sœurs pétrifiées, paralysées par sa puissance. Sans aucune pitié, elle saisit sa petite serpe et, une à une, elle les égorge. Oh, ce n’est pas par cruauté, non. Elle recueille un peu du sang de chacune dedans un bol, y mêle son propre sang et quelques plants de son secret. Ensuite, elle court auprès du corps du chevalier. Entrouvrant ses lèvres, elle verse la portion sanguine dans sa gorge. La poitrine du jeune homme se gonfle, puis ses yeux s’ouvrent à la vie. Alors elle l’embrasse, de toutes ses forces, elle le serre contre son cœur. Et elle décide d’abandonner ce lieu à jamais maudit, et d’aller vivre avec lui, femme parmi les hommes.

    Et l’histoire pourrait s’arrêter là. Sans doute ils furent heureux. Sûrement, ils eurent beaucoup d’enfants. Mais là, au font de l’étang, sont six fées du Petit Peuple qui agonisent. Et de leur gorge, le sang va couler, couler, se mêlant aux eaux de l’étang qui va déborder et se répandre. Sept jours et sept nuits durant, le sang des fées, rampant tel un serpent, par delà les collines et les bois, inondant chaque village, chaque vallée sur des lieues à la ronde va marque à jamais son passage. C’est pourquoi encore aujourd’hui en Brocéliande, la roche et la terre sont rouges, pourpres du sang des six fées de ce petit étang que l’on nomme le Miroir aux Fées.

     

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                       Katell Gollet dans la gueule de l'enfer Katell Gollet

                                                                 

    (Catherine la Perdue) est une jeune femme représentée sur les calvaires de Guimiliau (ci-dessus) et de Plougastel-Daoulas dans la gueule de l’enfer. Deux légendes évoquent son triste sort.

     

     

    Katell Gollet était une belle jeune fille de 16 ans qui vivait dans le château de son oncle, à la Roche- Maurice, près de Landerneau.

     

     

    Sa beauté, malheureusement, n’avait d’égale que la perversité de son esprit. Le comte, voulant se décharger de cette lourde tutelle, espérait bien pourtant lui trouver un mari qui prendrait soin de la raisonner. Néanmoins, la belle préférait se livrer aux plaisirs de la danse et de la fête plutôt que de songer au mariage.

    Une véritable hécatombe

     

    Pour contrer son oncle, elle usa d’un subterfuge, lui faisant déclarer qu’elle épouserait tout homme capable de la faire danser douze heures d’affilé. Nombreux furent les jeunes gens du comté à tenter leur chance. Mais elle les épuisait tant que certains, morts de fatigue, ne voyaient pas le jour suivant.

     

     

    L’hécatombe était telle que son oncle l’enferma dans une des tours du château. Mais Katell s’en échappa et se rendit au pardon de la Martyre accompagné d’un nouveau cavalier. Gavottes, plinns, jabadaos s’enchaînèrent, les deux danseurs s’en donnant à cœur joie.

     

     

    Mais le jeune homme non plus ne résista pas à l’infatigable Katell qui, prise dans le feu de la danse et de l’alcool, invoqua les puissances de l’enfer demandant de nouveaux musiciens. C’est ainsi que le diable l’entraîna dans une gigue infernale et lui fit ainsi franchir les portes du royaume des damnés.

     

                                                               &&&&&&&&&&&&&&&&

     

     

    *                     La Fée de l'Ile de Loc'h

     

                                                 

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    L'histoire qui débute à Lannilis est celle de Houam Pogamm et de Bellah Postik, deux jeunes amoureux promis depuis longue date. Malheureusement, la mort de leurs parents les avait plongés dans le dénuement, et chacun, tout en travaillant dur, n'arrivait pas à mettre suffisamment d'argent de côté pour acheter une petite vache et un cochon maigre, et pouvoir ainsi se marier.
    Las d'attendre, Houam décida de prendre la route en quête d'une meilleure fortune. Bellah, inquiète de le voir ainsi s'en aller, lui confia deux des trois reliques qu'elle tenait pour seul héritage.
    La première, la clochette de saint Kolédok, avait pour objet d'avertir proches et amis que vous couriez un grand danger.
    La seconde, le couteau de saint Corentin, annulait les maléfices des sorciers dès qu'il entrait en contact avec leur victime.
    La troisième relique, le bâton de saint Vouga, elle le garda pour elle car il possédait le pouvoir de vous transporter où vous vouliez.

    Arrivant dans le Sud Finistère, Houam entendit parler de la Groac'h de l'étang du Loc'h qui se trouvait sur la grande des îles des Glénans. La Groc'h, ou la fée, était d'une richesse incommensurable. Nombreux étaient les jeunes gens qui avaient tenté de s'emparer de son trésor mais personne n'en était jamais revenu.

    N'écoutant guère les conseils de prudence des gens de la région, Houarn s'embarqua pour l'île du Loc'h, bien décidé à tenter sa chance. Un petit bateau semblait l'attendre sur l'étang; Mais dès qu'il eut mis les deux pieds dedans, ce dernier plongea au plus profond de l'eau. Houarn se retrouva ainsi à l'entrée d'un merveilleux palais de coquillages, où l'on accédait par un bel escalier de cristal. La fée l'ensorcela aussitôt par sa beauté et ses vins savoureux. Elle lui offrit de partager ses richesses s'il acceptait de la prendre pour épouse.
    Houam, sous le charme, accepta et la fée le métamorphosa en grenouille.

    Bellah entendit aussitôt tinter la fameuse clochette de saint Kalédok. Son bâton magique la conduisit alors quprès du véritable époux de la Groc'h, lui aussi condamné à un triste sort, qui lui donna le secret pour délivrer Houarn, et tous les autres.

    Déguisée en séduisant jeune homme, elle se rendit donc sur l'île et déjouant le piège de la sorcière, libéra les malheureux captifs après leur avoir rendu forme humaine.

    Houarn et Bellah purent ensuite faire leur choix parmi le trésor, et rentrèrent dans leur pays de Lannilis, fortune faite, et prêts à se marier.

     

     

              

                                    

                 La légende des menhirs de Lagatjar…

     

                                                      

     

    Ewen, un simple travailleur n'avait pas grande fortune.

    Et comme il était tombé amoureux de la fille d'un marchand qui habitait Camaret, Ewen était prêt à tout pour rendre la belle Marie-Jeanne heureuse!

    Un beau jour, un compère lui proposa une affaire.

    Ewen aurait dû se méfier, car l'homme , nommé Jakez, était un colporteur doté d'une bien mauvaise réputation... . Ewen n'avait jamais su choisir ses amis!...Mais revenons-en aux faits:

    Jakez qui avait abusé de la crédulité du curé , avait découvert dans les archives de la paroisse, le secret du "Grand Jour des Pierres":

    Tous les cents ans, les menhirs de Lagatjar se déplaçaient pour aller s'abreuver dans la mer et pendant leur absence, on pouvait aisément s'emparer des trésors qu'ils cachaient à leurs pieds. Il fallait juste filer avant que les menhirs ne regagnent leur place!

     

                                              

     

    Et justement, selon Jakez, ce fameux jour devait être à la fin de cette semaine.

    Lui et Ewen décidèrent donc de se retrouver le jour-dit, aux pierres de Lagatjar. Jakez s'était toute fois bien gardé de dire à Ewen que si l'on voulait profiter de ces trésors, il fallait les échanger contre une âme chrétienne... et celle de Ewen convenait parfaitement!...héhé!

    Jakez avait également pris avec lui un trèfle à 5 feuilles qui devrait le protéger des démons!.

    Le jour venu, nos deux compères se retrouvèrent sur les lieux, quand les douze coups de minuit sonnèrent! La lune était pleine, et soudain, le sol se mit à trembler, les pierres sortirent de la terre dans un grondement inquiétant, et, s'élevant dans les airs, elles rejoignèrent la mer.

     

     

    Ewen et Jakez se précipitèrent vers les trous pour amasser tous les trésors.

    Mais voici que déjà, les menhirs étaient de retour, et les deux hommes s'enfuirent, mais Ewen, terrorisé et tremblant tomba à genoux et se mit à prier!

    Jakez, lui, s'était arreté, portant sur lui le fameux trèfle qui devrait le protéger!..

    Mais lorsqu'il fouilla ses poches en quête de son talisman, il ne trouva rien! paniqué, il prit la fuite, mais dans sa panique, il tomba dans un trou, et avant qu'il ne puisse se relever, l'une des pierres reprit sa place et écrasa Jakez dans un craquement sinistre!..

    Ewen, après un long moment d'attente et de prières, releva enfin la tête. Les pierres avaient toutes regagné leur place.

    Ewen s'éloigna au plus vite. Les menhirs l'avaient épargné sans doute à cause de son innocence, dit-on!

    Il possédait désormais un grande fortune, et épousa Marie-Jeanne.

    Depuis cette tragique histoire, on appela cet endroit...: "Le jardin de l'Ankou!"

     

                                                

     

     

     

     

     

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                                                         Légende de la Morganès…

     

    Deux jeunes filles de l'île d'Ouessant, cherchant un jour des coquillages, au bord de la mer, aperçurent une Morganès qui séchait ses trésors au soleil, étalés sur deux belles nappes blanches.

    Les deux curieuses, se baissant et se glissant tout doucement derrière les rochers, arrivèrent jusqu'à elle, sans s'en être aperçues. La Morganès, surprise et voyant que les jeunes filles étaient gentilles et paraissaient être douces et sages, au lieu de se jeter à l'eau, en emportant ses trésors, replia ses deux nappes sur toutes les belles choses qui étaient dessus et leur en donna à chacune une, en leur recommandant de ne regarder ce qu'il y avait dedans que lorsqu'elles seraient rendues à la maison, devant leurs parents.

    Voilà nos deux jeunes Ouessantines de courir vers leurs demeures, portant leur précieux fardeau sur l'épaule. Mais, l'une d'elles, impatiente de contempler et de toucher de ses mains les diamants et les belles parures qu'elle croyait tenir pour tout de bon, ne put résister à la tentation. Elle déposa sa nappe sur le gazon, quand elle fut à quelque distance de sa compagne qui allait dans une autre direction, la déplia avec émotion, le cœur tout palpitant et ... n'y trouva que du crottin de cheval.

    Elle en pleura de chagrin et de dépit !

    L'autre alla jusqu'à la maison, tout d'une traite, et ce ne fut que sous les yeux de ses parents, dans leur pauvre chaumière, qu'elle ouvrit sa nappe. Leurs yeux furent éblouis à la vue des trésors qu'elle contenait : pierres précieuses, perles fines et de l'or, et de riches tissus !...

    La famille devint riche, tout d'un coup ; elle bâtit une belle maison, acheta des terres et on prétend qu'il existe encore, parmi les descendants, qui habitent toujours l'île, des restes du trésor de la Morganès...

     

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                                                            "la grotte des korrigans"

     

                                                              http://t1.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcQkvT8d5jEcs1BOjVkRqTgqu9mI_yWPLAXdGD3PpfZ8aF4aLavXsQ

     

    Voici la légende qui correspond au lieu dit "la grotte des korrigans", située entre Batz sur mer et le Pouliguen:

    Un soir d'hiver, dans le Bourg de Batz, une vieille femme avance péniblement sur les pavés avant de s'arrêter devant la porte d'une maison, elle frappe. C'est un homme au long cheveux blonds qui tombent sur sa chupenn rouge qui lui ouvre. La vielle femme est affreusement laide, repoussante, pourtant, le paludier qui est un homme aimable l'invite à s'asseoir sur un banc et à boire une bonne soupe chaude. Voyant que la vieille femme semblait engourdie par le froid, il alla chercher un drap épais pour la réchauffer ainsi qu'une bonne bûche pour relancer le feu de la cheminer, laissant la vieille et étrange femme seule entourée des meubles rougis par le sang comme c'est l'usage chez les habitants de la presqu’île Guérandaise.

    Il remarqua avec surprise que son chien n'osait s'approcher de la vieille femme....

    En revenant, il mit la bûche dans le feu et s’approcha de la vieille femme pour la recouvrir du drap, mais tout d’un coup celle ci disparus, laissant place à une petite, mais superbe créature. Celle-ci qui n’était autre que la reine des korrigans pour le remercier de son hospitalité et de sa bonté lui dit le secret qui permet d’ouvrir la porte qui dans la grottes aux korrigans permet de pénétrer dans les tunnels secrets du petit peuple, ces souterrains cachent de grandes richesses, le paludier pourra aller s’y servir, mais il devra avoir regagner sa maison avant le lever du soleil sinon tout le trésor qu’il aura amassé disparaîtra.

    Le paludier mis son large chapeau à rubans, et se mit en route dans la froide nuit vers la côte, se dirigeant vers le Pouliguen, il arriva devant l’impressionnant trou béant qui perce la falaise, lieux crains des anciens. Il s’enfonça dans l’obscurité de la cavité et trouva la pierre en question qui sert de porte entre le monde des Hommes et celui des antiques créatures. Il prononça les mots que la reine lui avait appris et pénétra alors de l’autre côté. Merveilleux, une lumière fantastique l’encerclait, et des centaines de petites créature aux traits si étrange le regardait, une douce musique embaumait l’atmosphère et des biens aussi divers que précieux tapissaient le sol. Envoûté par cette ambiance le paludier remplissait son sac, et découvrait sans cesse de nouvelles cavités où se trouvaient toujours de plus grandes richesses, l’homme aurait bien passé toute sa vie dans cet endroit fantastique entouré des korrigans, mais il trébucha, tomba, la douleur le ramena à la réalité, il ne savait combien de temps il avait passé dans cet endroit envoûtant. Il devait partir avant l’aube. Il repartit donc, hors de la grotte, il vit à l’horizon, là ou la mer se mêle avec la terre, que le ciel s’éclaircissait, l’aube arriverait bientôt. Il abandonna ses lourd sabots pour courir toujours plus vite, mais il n’allait pas assez vite, il était alors au côté de la « pierre longue », un menhir qui trône sur les falaises face à la mer, essoufflé il s’appuya contre celle-ci, et sentit qu’elle bougeait, il cacha donc le trésor dessous, pour qu’il ne soit pas touché par les rayons du soleil. Puis il retourna chez lui, en attendant patiemment la prochaine nuit où il pourrait aller récupérer son trésor.

    Le lendemain alors qu'il travaillait il ne cessait de penser à son trésor brûlant d'impatience. Le soir, il retourna à la Pierre longue près du village de Kervenel. Mais la grâce, et le merveilleux de la

    veille n’était plus, la pierre ne bougeait plus. Dépité, le paludier tomba sur ses genoux, et de voir tant de richesse disparaître après tant d’efforts, il ne put s’empêcher de pleurer. Voyant le si serviable paludier en si mauvaise posture, la reine des korrigans réapparus, et lui dit « tu as été trop cupide, ainsi je ne te redonnerais pas ton trésor, mais comme tu m’a aidé, et que je sais que parfois la vie est dure dans le marais je t’offre ce plat. Un plat magique, qui s’emplit de la nourriture dont tu rêve, tu ne sera ainsi jamais dans le besoins ». Arriver chez lui, le paludier posa le plat sur la table et se mit à rêver d’un festin royal, emplis des produits qu’il préfère, c’est alors que tout ce dont il rêvait apparus dans le plats. Il ne tomba donc jamais dans le besoins et garda avec lui jusque dans la mort le mot secret qui permet de rentrer dans les souterrains de la grotte des korrigans.

                                                                               

    La "grotte des korrigans" dans la commune du Pouliguen.

       

     

     la Bretagne  Pays de légendes

     

     

     


    42 commentaires
  •  

    Olivier de Kersauson : " Quand il pleut, il n'y a que les cons qui sont mouillés

    papyserge     : nous on reste a l'abri !!

                    un peu d'autodérision

     Proverbe breton :
    Il vaut mieux mobiliser son intelligence sur des conneries, que mobiliser sa connerie sur des choses intelligentes.
    :
    Quand on voit les îles.…c'est qu'il va pleuvoir.
    Quand on ne voit plus les îles… c'est qu'il pleut!
     :
    SOLEIL : Astre malfaisant qui brûle la peau si délicate du Breton et la fait rougir, c'est pourquoi le Breton a la joue couperosée. Toute autre explication est erronée.
    :
    PLUIE : Gillot Pétré a le nuage facile vers l'ouest, pourtant il n'a jamais mis les pieds en Bretagne. En fait de pluie : il s'agit plutôt d'un petit crachin, facteur essentiel du développement de la super puissante agriculture bretonne.
    :
    Le BRETON est sans conteste beau, fort et intelligent, l'esprit vif. Il est cependant têtu : son entêtement n'a d'égal que la flemme du Corse, la haine du Basque et la connerie du Français.
    _______perles de BAC...........Le sujet concernait la Bretagne ...

    - En Bretagne, on pratique l'elevage en montagne et la transumance.
    - Les deux regions de la Bretagne sont la champagne humide et la champagne pouilleuse. La champagne humide est un pays d'etangs et de marees.
    - La Bretagne vote traditionnellement a droite car elle est tournee vers la mer.
    - La Bretagne est de forme triangulaire par consequent peu elevee.
    - Les vieilles femmes pratiquent la fabrication du beurre.
    - La Bretagne est aussi une region de poissons fumés.
    - Les cotes Bretonnes sont le lieu ou sont cachés les tresors des pirates et les bretons qui sont cupides et avides se battent pour ces tresors.
    - Des banges pierreuses telles que les napes de granit sillonent la region.
    - Les Bretons se reposent six mois de l'annee.
    - Les cotes Bretonnes sont situees au niveau de la mer.
    - La Bretagne se distingue du reste de la France par sa position au bord de la mer.


                            


     c'est sous la Pluie que Breizh est la plus beeeeeeelle! et toc!   

                            


     


    19 commentaires
  • OverBlog
     
    Les commentaires et les admins ont dû être désactivés suite à l'attaque spamdex
    Il y a 1 heure

    La plateforme de blogs Overblog fait face à une cyberattaque massive sur laquelle revient son co-fondateur.

    overblogEn début de semaine et pendant plus d'une dizaine d'heures, plusieurs blogs hébergés par la plateforme française Overblog qui regroupe quelque 13 000 communautés de blogueurs, ont été inaccessibles.

    Ce problème a notamment frappé l'ensemble des blogs Myosotis traitant de franc-maçonnerie qui ont en réalité été la cible d'une attaque informatique. Dans le cadre de cette attaque, ce sont pas moins d'un million de blogs qui ont été ébranlés.

    Président et co-fondateur d'Overblog, Frédéric Montagnon a tenu à s'exprimer sur ces évènements :

    " Nous sommes depuis 3 jours la cible d'une attaque de type DoS ( ndlr : déni de service ) inédite par sa puissance. Nous sommes attaqués très régulièrement, nous avons donc un ensemble de protections qui permettent de ne pas dégrader notre service. Dans le cas présent, l'attaque a été si violente qu'elle a rendu indisponible l'ensemble de la plateforme pendant plusieurs heures !
     
    Nous savons que les blogs visés font tous référence à la franc maçonnerie et à une certaine élection qui doit se dérouler aujourd'hui, que les adresses IP utilisées sont localisées en Italie, et que celui qui a commandé cette attaque a mis des moyens financiers forcement très importants au regard de la technique employée. Il s'agit d'un acte de cyber-criminalité grave, car pour tenter de rendre indisponible quelques blogs les initiateurs de cette attaque n'ont pas hésité à mettre hors service plus d'un million de blogs.

    Nous nous sommes toujours fixé comme mission de permettre au plus grand nombre de s'exprimer librement. C'est cette liberté qui est attaquée aujourd'hui. Nous sommes fiers d'être aujourd'hui un outil de la démocratie, mais cela nous coute cher en efforts... "

     

    aujourd'hui impossible d'aller répondre aux articles de mes amis (es)  et aux com sur mon blog


    8 commentaires


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