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    Le domaine de Trévarez à Saint-Goazec : un site incontournable en Centre-Finistère.
    Le domaine de Trévarez à Saint-Goazec : un site incontournable en Centre-Finistère.
    Une commune en Finistère. Adossée aux Montagnes Noires, baignée par l'Aulne canalisée, Saint-Goazec coule des jours paisibles à l'ombre du château de Trévarez près de Châteauneuf-du-Faou.
    Avec ses 697 habitants et ses 34 km2 de territoire, la vocation de Saint-Goazec est essentiellement agricole, même si son économie a longtemps été portée par l'activité ardoisière.

    Celle-ci a décliné au milieu du siècle dernier, minée par l'épuisement des veines des carrières du Vernic et du Rick et par la concurrence angevine.

     

    La source Isabelle

    L'entreprise La source Isabelle a été créée en 1967. L'eau qu'elle embouteille provient d'une source naturelle qui se cache dans un massif forestier de plus de 500 hectares. Une zone boisée et protégée appartenant à la commune, où jaillit celle qu'on appelle la Source de la Reine.

     

    Le château de Trévarez

       http://quimperenligne.fr/wp-content/uploads/2010/12/trevarez1.jpg   

    Sur le territoire de la commune de Saint-Goazec, un pur joyau : le domaine de Trévarez et son « château rose » Belle époque, baptisé ainsi parce que construit en briques roses, à parement de granit de Kersanton.

    Il fut édifié par l'architecte Walter-André Destailleurs pour James Montjarret de Kerjégu, un enfant du pays, ancien président du conseil général du Finistère. Sa construction dura quatorze ans (1893-1907).

    Ce site incontournable abrite, dans son écrin de verdure et de fleurs de 85 hectares, une merveille architecturale. Aujourd'hui propriété du Département, il est labellisé patrimoine du XXe siècle. Également Jardin remarquable. Bombardé pendant la Seconde Guerre mondiale par les Alliés (les Allemands en avaient fait leur quartier général), le château est actuellement en cours de rénovation. On peut, toutefois, le visiter en partie.  L’insolite bâtisse est alors dotée des équipements les plus novateurs de l’époque (charpente métallique, ascenseurs, électricité, chauffage, décorations Art nouveau…).

    Trévarez est connu pour ses festivals de fleurs (le camélia, le rhododendron...) et accueille aussi de nombreuses expositions. Dont une, permanente, qui retrace l'histoire du domaine. Chaque année, des milliers de visiteurs viennent flâner dans les allées, empruntant la promenade de la Marquise d'un jardin à l'autre et jusqu'aux écuries.

    Les sentiers de randonnée

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    Le domaine aujourd’hui

    Au gré de leur promenade, les visiteurs découvrent le château partiellement ouvert à la visite et profitent du parc de 85 hectares. Les jardins conçus pour James de Kerjégu ont, pour la plupart, été réhabilités ou recréés : le jardin régulier, le jardin d’inspiration italienne et son bassin, le jardin pittoresque animé de cascades… Le parc à l’anglaise a acquis une nouvelle dimension grâce à la constitution de collections végétales qui font la réputation de Trévarez : rhododendrons (référencés « collection nationale » par le Conservatoire des Collections Végétales Spécialisées), camélias, hortensias… Tout au long de l’année, divers événements animent la vie de Trévarez : festivals des plantes, expositions artistiques ou thématiques d’envergure.

    Le domaine de Trévarez a été reconnu « Patrimoine du 20e siècle » en 2004 et labellisé « Jardin remarquable » en 2006 par le Ministère de la Culture et de la Communication.

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  • http://www.lefigaro.fr/medias/2011/07/20/64d93bc4-b2d7-11e0-b737-14b8ed2ff63c.jpg

    Chute d'une météorite en Bretagne ! 19 juillet 2011

    Le phénomène, survenu mardi matin vers 5h20, est confirmé par de nombreux témoins dans toute la Bretagne. Il pourrait s'agir d'une météorite qui s'est désintégrée à basse altitude.

     

    La météorite démasquée par la vidéosurveillance !

     


     

     

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    Où est tombée la météorite ? À Néant…

     

    La météorite venue du néant qui a explosé au-dessus de la Bretagne se serait écrasée dans sa commune. À Néant-sur-Yvel, aux portes de la forêt légendaire de Brocéliande.

    + Voir aussi : notre vidéo sur le sujet et la carte des témoignages recueillis par Ouest-France

    « C’est un don du ciel, mais il ne va pas être facile à trouver… » La semaine dernière, Philippe Louapre a reçu la visite du directeur de l’Espace des sciences de Rennes, Michel Cabaret. Il lui a appris que la météorite qui a explosé au-dessus de la Bretagne, le 19 juillet, aurait atterri dans sa commune, à Néant-sur-Yvel et que, plus ancienne que le soleil, son étude serait très intéressante pour les scientifiques.

    Une pierre noire et brillante

    « J’ai été surpris par la précision de leurs calculs. Grâce à une vidéo, ils savent qu’elle serait entrée par Paimpont et qu’elle se serait écrasée dans un rayon de quatre à cinq kilomètres du bourg de Néant. » Oui mais voilà, que peut faire notre maire et son petit millier d’administrés… La chercher ? « Ce n’est plus chercher une aiguille dans une botte de foin, c’est la chercher dans un camion de foin ! » La commune fait 32 km2. Soit 3 200 hectares, avis aux amateurs de chasse au trésor…

    Notre maire se contentera de sensibiliser les agriculteurs, qui s’apprêtent à couper les maïs, les chasseurs et les cueilleurs de champignons pour qu’ils ouvrent l’œil. « C’est une pierre noire et brillante grosse comme une balle de tennis, voire comme un ballon, qui pourrait s’être fragmenté en trois à quatre morceaux. Et son impact a pu former un cratère. »

    Une terre de légendes

    Des cailloux, il en a déjà reçus à son bar restaurant qu’il tient au cœur du bourg. « Des blagues de clients… », sourit-il. C’est que cette météorite qui vient du néant et qui a atterri à Néant, ça fait causer ici. « Néant signifiait ciel, paradis en breton, d’ailleurs, le village de Ker Neant est celui le plus élevé de la commune, le plus proche du ciel. » Un nom qui n’a pas toujours été pratique pour le courrier. Pendant la Seconde guerre mondiale, lassés de voir le courrier estampillé « Néant » détruit, les Allemands ont ajouté le suffixe sur-Yvel.

    Et l’Yvel, qui coule ici, traverse une forêt habituée aux phénomènes surnaturels dont Néant est l’une des portes, la forêt de Brocéliande qui abrite la fontaine de Barenton. La légende raconte que si l’on jette de l’eau sur son perron, le ciel nous tombe sur la tête. Quelqu’un a dû y jeter un caillou

    « Néant-sur-Yvel terre de légende », prévient un panneau à l’entrée de la commune. La météorite pourrait bien en apporter une de plus au pays de Merlin l’enchanteur.

     

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  • http://www.librairie-genealogique.com/img/p/8430-3008-thickbox.jpg

    Grand prix du court metrage breton de l'amicale de rueil malmaison

    .La gare de Pontrieux. Le train à vapeur du Trieux .modelisme ferroviaire faucheuse à chevaux javelle locomobile batteuse bâton à bouillie eculasse corvée de buée coiffe vannier barattage du beurre

     

     

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                                                            http://images.vefblog.net/vefblog.net/b/r/bretagne_charme_nous/photos_art/2011/06/bretagne_charme_nous130925233600_art.gif
     
    *XVIIIe : Les églises chassent les morts

    Dès le début du XVIII e siècle, la Bretagne se préoccupe de questions d'hygiène, en interdisant les sépultures dans les églises, puis, plus tard, en transférant les cimetières hors des agglomérations. En avance de plusieurs décennies sur l'ensemble du royaume de France.

    L'inhumation dans les églises remonte au haut Moyen Âge. Réservée, à l'origine, au haut clergé, elle fut ensuite accordée aux nobles, fondateurs de l'église. Puis des paroissiens, bienfaiteurs de l'église, obtiennent la possibilité d'avoir une tombe familiale. La sépulture dans l'église, en Bretagne, progressa dans la première moitié du XVIIe siècle. Bientôt on constata l'accumulation de cadavres dans un espace limité. À Landuvez, quatre-vingt deux tombes étaient dans l'église. On construisit alors des ossuaires dans les enclos paroissiaux pour recueillir les ossements ; et quand ils furent remplis, on transféra les restes dans une fosse au cimetière. Mais la tradition restait d'ensevelir les nouveaux cadavres dans l'église. La sépulture au cimetière entourant l'église paroissiale était gratuite. Là aussi, on recherchait les meilleures places, se situant contre l'église et près de la croix, présence obligatoire au milieu du champ des morts.

    Les évêchés interviennent

    En 1710, le diocèse de Quimper prescrit : « Nous voulons que l'on accorde gratuitement la sépulture dans les cimetières ; et conformément aux arrêts du Parlement, nous défendons à tous recteurs, curés et prêtres d'inhumer aucune personne dans les églises, à la réserve de ceux qui y ont leur enfeu ». Le diocèse de Saint-Brieuc, en 1723, va dans le même sens : les recteurs « porteront leurs paroissiens à se soumettre aux arrêts qui ordonnent que les enterrements se fassent dans les cimetières et les y engageront encore plus par leur exemple que par leurs paroles, en choisissant eux-mêmes leur sépulture dans les cimetières ». Les cimetières étaient une place publique, un lieu où se rejoignaient le profane et le sacré, avec interdiction « que les merciers soient dans les cimetières, qu'on y expose ou vende des fruits ou marchandises, qu'on y mette aucun meuble profane, que l'on y tienne des audiences, que l'on étende dans les cimetières des linges pour sécher et qu'on y sème aucun grain ». (Quimper 1710).

    Les arrêts du Parlement de Bretagne

    Dès le XVIIe siècle, le Parlement de Bretagne intervient. Le 19 août 1689, il s'inquiète : « La plupart des fidèles sont portés à désirer être inhumés dans les églises et au lieu de contribuer à les entretenir et orner, ils les rendent non seulement malpropres, mais ils en ruinent le pavé d'une telle sorte qu'il en coûte beaucoup pour le réparer ». L'argumentation en faveur de l'enterrement au cimetière est matérielle : le dallage dans l'église est sans cesse démonté et remis inégalement. Le recteur d'Audierne, lors d'un sermon le 10 mars 1658, avait regretté le « défaut d'aplanissement des pierres tombales ». Par contre, l'arrêt daté du 16 août 1719, qui interdit l'enterrement dans les églises, s'appuie sur des arguments nouveaux : « Les maladies contagieuses qui sont dans cette ville (Rennes) font tous les jours mourir quantité de personnes qu'on enterre dans les églises ; ce qui peut augmenter la contagion, le remuement des terres infectées par les corps-morts répandant une exhalaison très dangereuse ». Le Parlement de Bretagne était en avance dans la lutte contre les épidémies, par rapport au Parlement de Paris, qui commanda une enquête aux médecins à ce sujet en 1737, et au Parlement de Toulouse qui rendit un arrêt le 3 septembre 1774 contre la pratique des enterrements dans les églises. Un arrêt de Parlement de Bretagne du 2 octobre 1741 rappelle l'interdiction d'inhumer dans les églises et les chapelles, au moment où une épidémie de dysenterie provoque quatre-vingt mille décès dans la province.

    Contre les odeurs : résine, soufre et chaux

    En 1738, le recteur René Calloc'h, de Gouézec, se plaignait des « inhumations à une si petite profondeur, en se servant pour pierre tombale de dalles d'ardoise, d'une faible épaisseur, si bien que les exhalaisons mortelles se répandaient dans l'église et allaient jusqu'à ternir les dorures du retable ». On est obligé de brûler de la résine et du soufre avant les offices dans l'église de Kerlouan, près de Lesneven, en 1776, tant les odeurs de putréfaction remontaient dans l'église. Le 16 février 1782, la communauté de Quimper décide que dans les cas d'inhumation dans les églises, il sera répandu de la chaux. Les résistances se manifestent, notamment dans le Léon. À Cléder, en 1759, le corps de Marie Guerer est inhumé dans la chapelle du Rosaire, par le mari du beau-frère, alors que les prêtres chantent devant sa tombe creusée dans le cimetière. Des incidents éclatent entre le clergé et les paroissiens à Plounéour-Trez en 1759 et 1765. Pourtant, des personnalités de Plouescat veulent donner l'exemple : en 1774 le Sieur de Kerroch'ic se fait enterrer dans le cimetière, de même, en 1747, le recteur Yves Gallou. Des peines d'amende allant jusqu'à vingt livres sont requises par le Parlement en 1754. Ce n'est qu'à la fin juin 1758 que tous les enterrements se font dans le cimetière à Plouescat. Cependant, le 25 novembre 1762, le corps d'Yves Postec est inhumé dans la nef de l'église par sa famille, malgré l'intervention du Recteur. Les autorités de justice font procéder à l'exhumation de son corps le 23 décembre, pour le faire enterrer dans le cimetière. À Cléder, la résistance demeura jusqu'en 1765.

    L'extension des cimetières

    L'édit royal du 10 mars 1776 prescrit le transfert extra-muros des cimetières urbains, car la crainte de la contagion persistait, les inhumations se faisant à faible profondeur (0,60 à 0,80 m à Crozon). Parfois les cadavres, dans les cimetières intra-muros, les Cordeliers et Saint-Nicolas à Quimper par exemple, apparaissaient lors de grandes pluies. En 1782, sont créés, à Rennes, des cimetières extérieurs. À Plouescat, en 1818, un cimetière communal est implanté à l'extérieur de la localité, près de la chapelle du Calvaire. À Morlaix, suite à la saturation du cimetière Sainte-Marthe, est choisi un nouveau site à Coatserho, en février 1794 et, le 19 mars 1821, celui qui est devenu le cimetière Saint-Charles.  

    sourions un peu

     


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  • Fouesnant. Quelques hypothèses sur l’échouement de la baleine à bec

    Du fait de sa position avancée dans l'océan, la Bretagne reçoit 40 % des échouements d'animaux marins en France.
    Du fait de sa position avancée dans l'océan, la Bretagne reçoit 40 % des échouements d'animaux marins en France.

    Mercredi matin, un hyperoodon de 7,50 mètres pesant plusieurs tonnes s’est échoué près de la cale de Beg Meil, à Fouesnant (Finistère). Une autopsie a été pratiquée jeudi matin pour déterminer les causes du décès de l’animal.

    S’il ne s’agit que d’hypothèses, on en sait un peu plus sur les causes de l’échouement. Selon Christine Dumas, responsable du centre de soin à l’Océanopolis, l’animal aurait fait un accident de décompression. « Un dérangement ou bruit trop important a pu faire paniquer l’animal qui est remonté trop vite à la surface, explique-t-elle. Cela peut être lié à un essai militaire. »

    Quelques anomalies ont été détectées dans le cœur et le foie mais il faudra attendre les analyses du centre d’étude des mammifères marins de La Rochelle pour confirmer ou infirmer ces informations. « Nous avons prélevé tous les organes, précise Christine Dumas. On a tous hâte d’avoir des précisions mais pour l’instant on doit s’en tenir à des hypothèses. »

    Ouest-France 

    Maville.com 

    http://s3.e-monsite.com/2010/09/13/06/resize_550_550//baleine18.jpg

    mammifére marin  , Ils plongent donc avec relativement peu d'air en comparaison de leur volume total. Il plongent d'autant plus facilement que leur masse volumique est plus élevée sans un grand volume d'air. Lors de la descente, l'air vicié repasse du sang aux poumons, évitant aux gaz de stationner dans le système sanguin. Ils expirent donc dans l'eau lors de la plongée pour évacuer les surplus de gaz. Il semblerait que les grands cachalots secrètent également une « huile » fixant l'azote du sang. Ainsi, ils ne craignent donc ni l'ivresse des profondeurs et ne sont que rarement victimes d'accidents de décompression.

    Comme chez les plongeurs professionnels humains, on peut observer une ostéonécrose c'est-à-dire une nécrose des tissus cartilagineux au niveau des articulations. C'est une conséquence de l'accumulation de l'azote qui provoque de minuscules accidents de décompression17. Certains experts estiment que les grands cachalots qui peuvent plonger à plus de 2 500 mètres pendant plusieurs heures observent des paliers de décompression.

    ce phénomène est bien connu, surtout chez les baleines à bec. les bulles d'air retrouvées dans les cadavres provoquent des embollies gazeuses. les grands plongeurs ne stockent pas beaucoup d'air dan sles poumons, mais cela suffit quand même pour entrainer des embollies, lors de remontées brutales à la surface. de nombreux cas ont été recensés aux canaries, lors d'essai de sonars LFAs par l'armée anglaise ou américaine.  


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    "Pirates !" ... ça vous rappelle quelque chose ?

    maville.com

    http://www.brest.maville.com/photos/2011/09/02/P1771906D1977009G.jpg

     

        Maria Maréchal, plus connue sous le nom de Maria Lambour, le nom de son quartier, fête ses cent ans aujourd'hui. Elle porte la coiffe tous les jours, parce que sans sa coiffe, elle n'est plus elle... Maria a tenu un café pendant de longues années, puis, à la retraite, elle servait des douceurs dans une petite « boutique » à la maison de retraite de Pors-Moro.

    Avec d'autres copines bigoudènes, elle est devenue célèbre par la publicité pour Tipiak. D'autres publicités, d'autres sollicitations ont suivi. Cet été, elle était présente au stand d'Iffig en faveur des pompiers. Très sollicitée par les médias, Maria est aujourd'hui l'invitée de Panier de crabes, de France Bleu Breizh Izel, Bon anniversaire Maria...

     

     

    http://www.brest.maville.com/photos/2011/09/02/P1771907D1977009G.jpg

     

     

                                                         http://t2.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcTlWOTZNY4vko2prxUWXYodPieEOfj18fRx0DcgCSTx5f0xYG4uLQ

    AFP - La coiffe bigoudène n'est pas un accessoire folklorique, c'est un rituel quotidien pour Maria Lambour, une Bretonne qui a fêté ses 100 ans vendredi à Pont-L'Abbé, dans le Finistère sud.

    Aujourd'hui, la vielle dame est la dernière de toute la Bretagne à porter tous les jours la coiffe traditionnelle en dentelle amidonnée.

    "Je commence par ça tous les jours. Je le fais moi-même, je n'ai pas besoin d'aide", explique cette ancienne patronne de bar à la retraite devenue célèbre quand elle a tourné dans une publicité pour des céréales il y a plus de vingt ans - avec sa coiffe.

    Pour se préparer il lui faut "une demi-heure": elle peigne ses cheveux encore bruns, place un bonnet sur sa tête pour les maintenir avant d'épingler la coiffe de 32 cm et de nouer les lacets sous le menton.

    Vive et autonome, la bigoudène de petite taille a vu la coiffe grandir au fil des ans pour concurrencer les autres coiffes de Bretagne sud. Elle explique qu'elle aurait perdu les clients de son café si elle avait décidé d'abandonner cet accessoire de mode typiquement breton.

    "Surtout, ne faites pas ça, plus personne ne viendra", avait averti un client de son établissement, se rappelle celle qui n'a jamais cédé à la modernité. Elle a conservé le port de cette coiffe "incompatible avec les grands vents et la pluie" mais qui ne l'a "jamais dérangée" dans ses tâches quotidiennes.

    Née Maria Le Berre le 2 septembre 1911 à quelques encablures de Pont L'Abbé dans une famille de neuf enfants, elle apprend le français à l'école où elle se rend à partir de sept ans, une courte coiffe sur la tête, pour la première fois de sa vie.

    Maria qui s'est mariée peu avant la guerre est devenu Le Maréchal en épousant Charles qui lui a donné deux enfants. La maladie a emporté son mari en 1940. A partir de là, elle a tenu seule pendant près de cinquante ans un des rares bistrot épiceries du quartier de Lambour d'où elle tire désormais son surnom, "Maria Lambour".

    De ce demi siècle passé dans un milieu d'hommes, cette figure locale a gardé un caractère directif.

    Vendredi, elle a reçu un long défilé de voisins et un bouquet de 100 roses d'un ami agriculteur qui fleurit chacun de ses anniversaires depuis vingt ans. Dimanche, six de ses amies la rejoindront en coiffe pour fêter dignement son anniversaire.

    france 24


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