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    Il fait bon vivre à Brest et dans les villes environnantes. Ici l'on prend le stress à contre-pied. A deux pas de l'entreprise, du laboratoire ou de la faculté, la nature s'offre au détour d'une lande fleurie ou au creux d'un sentier de randonnée.

    Dentelles de plages et de criques abritées, vallons secrets, abers aux teintes d'aquarelle, phares exposés aux humeurs de la mer, îles semées dans les flots, les lieux de détente, de sport, de découverte et de résidence se multiplient à l'envie.

    Les monuments d'art sacré composent, dans les plus petites cités, des ensembles architecturaux pleins de finesse et d'inspiration. Châteaux, manoirs et mégalithes émaillent une campagne qui n'est jamais trop loin de la grande ville.

    Le climat océanique apporte la douceur tout au long de l'année, le rythme des marées et les jeux de lumière garantissent la diversité du spectacle.

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    *Avant d'être détruit en 1944, le pont National était un pont tournant au dessus de la Penfled. Il permettait aux Brestois de passer du centre-ville au quartier Recouvrance tout en laissant passer les bateaux de la rivière à la mer. Après-guerre, il a été remplacé par le pont de la Recouvrance.

    *Contrairement à son ancêtre pont National, le pont de la Recouvrance est équipé d'un système de levage. Il enjambe la rivière Penfeld depuis 1954.

    *A découvrir à deux pas du pont de la Recouvrance, la tour Tanguy est l'une des rares constructions brestoises ayant résisté aux bombardements de la Seconde Guerre mondiale. Elle date du XIVe siècle


     

    *A la sortie de Brest en direction de Quimper, le pont de l'Iroise enjambe l'Elorn pour rejoindre Remecq-Kerhuon. Cet ouvrage à deux haubans a été inauguré en 1994.

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    *Reliée à l'océan Atlantique par la rade de Brest, la capitale du Finistère a toujours été liée à la mer. Son port militaire, son rassemblement de voiliers anciens ainsi que son centre Océanopolis en témoignent d'ailleurs très bien.

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    *La Marine française est toujours présente à Brest. L'arsenal est encore en activité, des bateaux militaires occupent les quais de la Penfeld à proximité du château, lui-même aménagé en musée national de la Marine

    *Grande baie de 180 km², la rade de Brest est reliée à l'océan Atlantique par un étroit bras de mer appelé goulet de Brest.( photo les tas de pois)

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    *Navire symbole de Brest, la Recouvrance est une réplique d'une goélette du XIXe siècle. L'actuel gréement a été présenté pour la première fois lors de Brest 1992

    *Organisée tous les 4 ans depuis 1992, l'Armada de Brest est le rendez-vous incontournable des amoureux de vieux voiliers. Pour l'occasion, de nombreux gréements du monde entier sont réunis dans la rade. L'événement s'achève par une régate jusqu'à Douarnenez

    *Le port de commerce de Brest est une grande plate-forme de trafic maritime. L'activité de pêche y est également maintenue

    *Long de 3 km et large de 1.5 km, le goulet de Brest est un bras de mer reliant la rade de Brest à l'océan Atlantique. Il se trouve entre la pointe du Petit Minou et la pointe de Portzic.

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    1924, la grève des Penn Sardines, les sardinières de Douarnenez..
    1924, la grève des Penn Sardines, les sardinières de Douarnenez... Bien souvent restreinte aux celtes et aux ducs, l'histoire de la Bretagne n'a cessé de s'écrire au cours des siècles livrant d'heureuses ou de tristes pages tantôt teintées de noir, de rose et même de rouge. En proie à une vague socialiste depuis l'année 1919, la Bretagne voit dès 1921, l'élection de Sébastien Velly, premier maire communiste de France après bons nombres de rebondissements électoraux. Nous nous trouvons alors dans la cité ouvrière et sardinière de Douarnenez... A sa mort en 1924, l'économie en crise n'incite guère les patrons à céder aux demandes d'amélioration des conditions de vie pénibles des sardinières. Las du refus patronal, les ouvriers et ouvrières de l'usine Carnaud déclenchent la grève 20 novembre 1924. En l'espace de quelques jours, l'ensemble des usines de conserverie débrayent et se joignent au mouvement soutenu par le nouveau maire communiste fraîchement élu, Daniel Le Flanchec. Les communistes assurant une répercution nationale au conflit, les dirigeants syndicaux, Charles Tillon, Simonin, Beaulieu, le député Henriet ou encore le rédacteur du journal L'Humanité, Daniel Renoult accourrent de toutes parts en peu de temps renforçant ainsi le mouvement qui tend à s'enliser face à l'inflexibilité du patronnat. Manifestations et réunions quotidiennes, incidents graves entre grévistes et usiniers émaillent le mois de décembre, les patrons n'hésitant pas à faire appel à Léon Raynier, un briseur de grève professionnel pour tenter de mettre un terme au mouvement. 42 jours après le début des hostilités, le conflit prend un tournant décisif le 1er janvier 1925 à 18h00 avec un attentat par armes à feu sur la personne du maire et de son neveu. Nuit de saccage, nuit de colère face à cet acte odieux, le scandale qui en découlera mettra un terme définitif à la grève le 6 janvier 1925 suite à un accord conclu avec les conserveurs et donnant satisfaction en grande partie aux grévistes douarnénistes. Faisant suite à cette grève retentissante, un ultime fait fera néanmoins son apparition en cette année 1925 avec l'élection de Joséphine Pencalet (1886-1972) en qualité de conseillère municipale sur la liste de Daniel Le Flanchec. Les femmes n'étant pas encore pouvues de droit de vote en cette époque et encore moins celui d'être élue, le scrutin sera tout bonnement invalidée. A toutes celles et ceux qui souhaiteraient se replonger dans l'atmosphère de 1924 et du conflit des sardinières de Douarnenez, nous conseillons vivement la fiction sur fond de reconstitution historique de Marc Rivière, "Penn Sardines". "Penn sardines", avec Charlotte Valandray, Jean Marie Winling, Marie Pillet. Un film de Marc Rivière produit par Claude Fléouter. Une production Téléscope audiovisuel. Sortie officiel du DVD, août 2004

    Recette La Pen sardine

    Ingrédients pour 1 galette

    * 2 sardines à l'huile désarêtées
    * quelques
    gouttes de citron
    * 1/2 cuillerées à café d'échalote hachée
    * 1 noix de beurre
    demi-sel mou
    * poivre

    Préparation

    Écrasez les sardines avec le jus de
    citron, l'échalote hachée une grosse noisette de beurre demi-sel et le poivre.

    Chauffez
    la noisette de beurre demi-sel. Y déposer une galette. Laissez cuire une minute, retournez,
    tartinez avec le beurre de sardine.

    Laissez dorer la galette 15 secondes. Refermez-la et
    servez chaud.

    .pont l'abbé La Forêt-Fouesnant  

    http://photos.viaouest.com/6-c-37-247.htm
    Penn-sardine, Concarneau



    Visiter Bretonnes en coiffe Penn-sardine, Concarneau

     


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    ETYMOLOGIE et HISTOIRE de BREST

      

    Brest vient , semble-t-il, du mot celtique « bre » (hauteur), ou d'après Pol de Courcy, de "Bec-Rest" (le bout du bois). 

    Brest est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Ploubavas (ou Ploueavas, aujourd'hui Guipavas). Dès le IIIème siècle, le territoire de Brest, est occupé par une forteresse (castellum gallo-romain). Au IVème siècle, règne à Brest le roi Bristokus. Il est vraisemblable que Brest conserve sa garnison romaine jusqu'au début du Vème siècle. Au VIème siècle, la princesse Azénor, fille du prince de Léon, est enfermée au château de Brest. En l'an 792, Mélard, après le meurtre de son frère, s'enferme dans le château de Brest afin de se soustraire aux poursuites de son oncle paternel Rivod. Le roi Salomon aurait été tué près de Brest (le 25ème jour de juin 874, d'après Albert Le Grand), en un lieu nommé en breton "Merzer-Salaun" (martyre de Salomon), aujourd'hui La Martyre, près de Landerneau. Afin de s'opposer aux desseins du roi Richard d'Angleterre, qui veut se défaire du jeune duc, les vicomtes de Léon, Guiomarc'h et Hervé, cachent Arthur de Bretagne au château de Brest, en 1196. Les comtes de Léon possédaient de temps immémorial le château de Brest. Les comtes de Léon fondent en 1065 une église Notre-Dame, paroisse unique de Brest jusqu'en 1549 et qui dépend alors de l'ancien évêché de Léon. 

    Cette forteresse est achetée, en 1239 ou 1240, par le duc de Bretagne Jean 1er le Roux au vicomte de Léon, Hervé IV de Léon, le Dissipateur et qui était criblé de dettes. La bourgade qui s'étend au pied du Château, est enclose de murs vers 1341. Cette première enceinte ne comprend, jusqu'en 1647, que les rues Charronnière, haute des Septs-Saints et Neuve des Sept-Saints. En 1341, le château de Brest, défendu pour Charles de Blois par Garnier de Clisson, est assiégé par Montfort qui s'en empare. Occupée par les Anglais en 1342, la forteresse de Brest, est la seule place bretonne à n'être pas évacuée en 1381. Charles de Blois, fait prisonnier, en 1347, à la suite de la bataille de la Roche-Derrien, est enfermé au château de Brest avant son transfert en Angleterre. En 1372, les Anglais sont maîtres du château qu'ils avaient reçu en dépôt de Jean IV, duc de Bretagne. Du Guesclin, pour le roi de France, en tente inutilement le siège. En 1382, secondé par le vicomte de Rohan, les sires de Laval et de Beaumanoir, puis en 1386, par Ollivier de Clisson à la tête de 10 000 hommes, le duc de Bretagne tente en vain l'assaut du château de Brest. Ce n'est qu'en 1397, que le roi Richard II fait évacuer le château de Brest par ses troupes. La ville de Brest avait été occupée par les Anglais pendant presque toute la seconde moitié du XIVème siècle. La reconstruction de Brest débute vers 1400, sous Jean V, par un donjon avec tour-résidence. En 1532, la Bretagne est réunie à la France et Brest devient définitivement française.

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    *Image:Château de Brest01.jpg

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    Établi sur une assise gallo-romaine du IIIe siècle, le château de Brest fut achevé par Vauban au XVIIe siècle. Manifestation de la puissance des Comtes de Léon jusqu’au milieu du XIVe siècle, enclave anglaise pendant cinquante ans, convoitée par la Bretagne, l’Angleterre, la France, la forteresse du bout de la terre était considérée au Moyen Age comme le plus fort château du monde.



    Château de Brest

    Très endommagé lors de la Seconde Guerre mondiale, pendant le siège de Brest d’août à septembre 1944, le château restauré dans sa majesté multiséculaire est l’un des monuments majeurs de la Bretagne. Abritant dans sa cour intérieure le siège du commandement maritime du théâtre Atlantique et la préfecture maritime, il est sans doute de très loin, la plus vieille place militaire active du monde.

    Simple mur flanqué de tours, érigé par une légion romaine suivant le principe de l’éperon barré, le castellum antique fut renforcé inlassablement, d’abord rempart de la ville enclose jusqu’au XVIe siècle, puis garant de la protection du port militaire voulu par Richelieu et développé par Colbert.

    De Conan, Hervé ou Even de Léon à Villegagnon, Chevalier de Malte, d’Hervé de Portzmoguer, l’Amiral breton, aux chefs d’Escadre des flottes royales, de la reine Anne au conventionnel Jeanbon Saint-André, de Richard II d’Angleterre au GI de la seconde guerre mondiale, de Duguesclin à Cadoual, le Château de Brest a vu se dessiner la France à travers l’histoire mouvementée de la Bretagne.

    Insensible aux bouleversements et aux drames, résidence princière, prison ou forteresse, son destin est lié depuis dix-sept siècles à celui de la ville
    Image:Echaugette chateau de Brest.jpg
    Ta


    Image:Tours Paradis Brest.jpg

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    *Image:Chateau nuit.jpg

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    A partir du XVIème siècle, la ville de Brest devient une citadelle à vocation purement militaire : Philibert De l'Orme (inspecteur des fortifications de Bretagne jusqu'en 1554), Pietro Fredance (ingénieur italien) et Vauban y travaillent.

    Durant les guerres de la Ligue, Brest gouverné par René de Rieux, marquis de Sourdéac, reste fidèle à Henri IV. Ce dernier octroie aux brestois, en 1593, le droit de bourgeoisie.

     

    En tant que ville, Brest ne naît qu’au XVIIème siècle, sous l’impulsion de Richelieu et Colbert qui décide d’y implanter un arsenal de marine (à Penfeld). En effet, en 1631, Richelieu fait élever les premiers magasins de l'arsenal, complété 50 ans plus tard sous Louis XIV qui, par ordonnance de 1681, réunit le bourg de Recouvrance à la ville de Brest. Vers 1647, Charles du Cambout, marquis de Coislin, gouverneur de Brest, fait construire un nouveau rempart partant du quai de la Rive (aujourd'hui quai Tourville), pour aboutir à la rue Saint-Yves. Enfin, en 1681, l'ingénieur de Sainte-Colombe, édifie, sur les plans de Vauban, l'enceinte bastionnée qui allait remplacer celle de 1647. Les fortifications de Brest et de Recouvrance se terminent en 1689 (à l'exception des parapets des remparts qui sont édifiés en 1755 pour Recouvrance, et en 1800 pour Brest). 

     

    En 1685, les Jésuites sont appelés à Brest, par lettres-patentes de Louis XIV, pour y établir un séminaire chargé de fournir des aumôniers aux vaisseaux du Roi. Le séminaire de Brest, bâti aux frais de l'Etat, est élevé en 1686.

     Ville de Brest et son château

     Note : la photo de droite représente Brest et son château vers 1636 (extrait de l'ouvrage "Itinéraire de Bretagne en 1636" de Dubuisson-Aubenay).
     

    En 1858, Napoléon III et l'Impératrice Eugénie, visitent Brest et son arsenal. Le 35 avril 1865, Brest est relié au reste de la France par les voies ferrées. Le président de la République, le maréchal de Mac-Mahon, est reçu à Brest le 20 août 1874. 

    Sur la rive droite de la Penfeld, existait dès le XIVème siècle, le village de Sainte-Catherine, érigé autour d'un hospice et d'une chapelle dédiée à sainte Catherine d'Alexandrie. La motte seigneuriale, sur laquelle se dressait la bastille de Quilbignon ou de la Motte-Tanguy dominait ce village. En 1346, un seigneur du Chastel, fonde à l'emplacement de la chapelle Sainte-Catherine, une chapelle dédiée à Notre-Dame de Recouvrance. Le bourg de Sainte-Catherine prend alors aussi le nom de Recouvrance. L'ordonnance royale de 1681, va réunir les deux quartiers de la ville. Le droit de passage entre Brest et Recouvrance était possédé bien avant le XVème siècle par les seigneurs du Chastel. Leurs descendants le vendirent en 1687 à Claude Olivier, conseiller du Roi et docteur-médecin pour la Marine à Brest (30 à 32 personnes se noient le 18 avril 1689).

    Une loi du 2 mai 1861, annexe à la ville de Brest une superficie de terrain d'environ 172 hectares. C'est sur ce territoire annexé que se trouvent la place de la Liberté, les cimetières de Brest et de Kerfautras, les gares, l'église Saint-Martin et le Port de Commerce. Brest n'avait que deux paroisses jusqu'en 1857. Depuis 1945, le territoire de Brest englobe 15 paroisses et les communes de Lambézellec, Saint-Marc et Saint-Pierre-Quilbignon. Jusqu'au XVIIème siècle, sur la rive droite de la Penfeld, c'était Saint-Pierre-Quilbignon, dont Recouvrance, humble village de pêcheurs était une annexe. Sur la rive gauche, c'était Lambézellec. La paroisse des Sept-Saints avait déjà été érigée sous Henri II, à l'ombre du château, noyau primitif de Brest, simple prieuré de l'abbaye de Saint-Mathieu, qui avait été jusque-là une trève de Lambézellec, de même que Saint-Marc, qui lui fut alors rattaché comme trève. La paroisse de Brest (les Sept-Saints) est, au XVIIème siècle, agrandie aux dépens de Lambézellec, jusqu'à la limite de l'enceinte fortifiée. En compensation, la trève de Saint-Marc est, en 1681, rétrocédée à Lambézellec. A la même date, Recouvrance, comprise aussi dans les fortifications, est annexée à Brest : elle devient paroisse distincte en 1750. Entre temps, le 29 octobre 1702, le culte paroissial avait été transféré des Sept-Saints à Saint-Louis. A noter encore, au XVIIIème siècle, la construction de Notre-Dame du Mont-Carmel (1718) qui devient succursale de l'église Saint-Louis, mais ne sera érigée en paroisse qu'en 1857.

    http://images.google.fr/imgres?imgurl=http://www.infobretagne.com/images/brest-ville_2.jpg&imgrefurl=http:

    Ville de Brest et son château

    Vue générale du port de Brest au début du XIXème siècle (Garneray)

    A gauche, Recouvrance, au milieu l'estuaire de la Penfeld, et à droite, Brest et son château.


    Le château de Brest est le plus ancien monument de la ville de Brest (Finistère). Il est situé à l'embouchure de la PenfeldCastellum romain à la citadelle de Vauban jusqu'à aujourd'hui, le château a connu dix-sept siècles d’histoire. Il a conservé pendant tout ce temps sa vocation originelle de forteressechâteau-fort au monde encore en activité. au cœur de l'une des plus vastes rades du monde. Du militaire et demeure aujourd'hui un site stratégique de première importance ; ce qui fait, sans doute, de lui le plus ancien

    Photographie panoramique du château de Brest
    Panorama du Château de Brest

    Sa structure n’a pas cessé d’être remanié au fil des siècles pour se prémunir de toute attaque terrestre ou maritime. Son architecture hétéroclite est le résultat d’une adaptation continuelle de ses défenses à l’évolution des techniques de siège et de l’armement.

    Ce château fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques depuis le 21 mars 1923[1]**

    -brest Fausse-braie et la tour MadelaineBrest tour paradisBrest-ville XiXémé siécleChateau les remparts de BrestChateau les remparts de Brest.Chateau de brestChâteau_de_Brest face a la radeEchaugette_chateau_de_BrestDonjon brestTours Paradis Brest-tour française chateau de brestRemparts du chateau de brestLe donjon du château de Brest, vue de la tour de BrestChateau_nuit

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    Château de Brest la nuitChâteau de Brest sous Vauban

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  • La Légende d'Azénor

    Azénor


    A Brest, port de mer, se dressait le château d'un prince de Léon dont Madame Azénor était la fille.Devant les louanges faites sur sa perfection, un comte, le comte de Chunaire de Goello fit demander sa main en grande pompes par des émissaires richement parés d'or et d'argent.Les noces eurent tôt d'être célébrées quinze jours durant, quinze jours d'un bonheur inégalé pour la belle Azénor.Puis vint le temps de suivre son époux.
    Bientôt sa mère mourut et son père prit pour seconde épouse une femme aussi mauvaise que la mer par jour de tempête...
    Huit mois s'étaient à peine écoulés depuis qu'Azénor s'était mariée et déjà,à longueur de mensonges et de noirceur sa marâtre avait convaincu le compte qu'il se trouvait trop tard pour lui de préserver sa couche.Elle s'efforça par jalousie et par haine, à faire accuser la malheureuse Azénor d'impudicité et d'abandonnement.

    Emparé d'un sentiment de déshonneur, le comte de Chunaire fit reconduire son épouse à Brest,dans le château de son père.Là ,elle y fut enfermée dans la tour, qui porte à jamais son nom,attendant d'être menée au bûcher.
    La pitié des gens était grande à l'entendre chanter et invoquer le pardon de Dieu pour ses bourreaux, là-haut depuis sa tour ronde.... .
    Vint le jour du bûcher , mais jamais celui-ci ne voulut brûler dit la chanson, devant tant de beauté et l'enfant qu'elle attendait, décida-t'on de lui faire grâce, ainsi fut-elle confiée à la mer dans une barque sans voile, ni rame au gré des flots. .
    Bon nombre de marins ont signalé l'avoir rencontré accompagnée de l'enfant auquel elle avait donné le jour et destiné à la noyade, son fils Budoc.D'autres disent qu'il s'agissait d'un tonneau en lieu et place de la barque, dans lequel Azénor et son fils naviguèrent cinq mois protégés par un ange, avant d'accoster sur une grève d'Irlande. .
    Grand fut l'étonnement des irlandais lorsqu'ils ouvrirent le tonneau et qu'ils virent surgir de celui-ci une belle femme et son enfant... .
    Cependant, face à la mort, la cruelle belle-mère avait avoué sa forfaiture, sans doute par peur des tourments de l'enfer.Le comte de Goello se mit alors en tête de retrouver sa femme.Il traversa nombre de mers, aborda moult pays, poursuivant sans relâche ses recherches.Un jour enfin ,il mit pied à terre aux îles de Bretagne et trouva face à lui un garçonnet blond comme les blés et bleus les yeux, identiques à ceux qui illuminaient le doux visage d'Azénor.Budoc, son fils était face à lui.Et celui-ci le mena tout droit vers Azénor, sa mie, occupée au lavoir. .....

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    Après ces heureuses retrouvailles, chante la gwerz, tous trois rentrèrent en petite Bretagne.D'autres personnes dirent que Budoc resta en Irlande, dans un monastère, se consacrant à Dieu.Sa vie était faite d'humilité.On voulut en faire un archevêque.Cependant, devant tant d'honneur,celui-ci décida de s'enfuir et n'ayant point de navire, il s'allongea sur un lit de pierre et parvint ainsi jusqu'à la grève de Porspoder.


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    La tour Azenor - XIIIe [modifier]

    La Tour Azenor

    La tour actuelle a été construite au Xlll siècle, sur les ruines de l'ancienne. Les deux niveaux inférieurs sont accessibles depuis la cour par un escalier pris dans l'épaisseur du mur. Ils servaient de réserves et de magasins. Les deux niveaux supérieurs, réservés à l'habitation, sont pourvus de cheminées et on y accède depuis le chemin de ronde. A l’intérieur les salles octogonales dont les pans coupés ne superposent pas exactement d’un étage à l’autres. Elle subit peu les transformations si ce n’est celle de Vauban qui en modifia la toiture. Elle est abandonnée au XIXeme siècle et le seul accès se fait par les courtines, l'entrée principale étant délaissée.

    Son nom provient de la légende de la Princesse Azenor qui nous est rapporté par le Dominicain, Albert Le Grand, dans un ouvrage la "Vie des Saints


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    "Tonnerre de Brest !"

     La célèbre expression du capitaine Haddock a fait le tour du monde, comme l'irascible compagnon d'aventure de Tintin, le petit journaliste à la houppette créé par Hergé. A son origine, deux explications.

    D'aucuns parlent du coup de canon, chargé à blanc, qui résonnait chaque jour à 7 heures et à 19 heures, réglant, pendant trois siècles, la vie des Brestois. La cité vivait au rythme de l'arsenal et du port militaire qui abrita les escadres de vaisseaux partant pour la guerre de l'Indépendance américaine. Les quais de la Penfeld et " le Château " (forteresse gallo-romaine transformée par Vauban pour recevoir de l'artillerie) témoignent de la grandeur passée et évoquent encore l'activité dont Chateaubriand fut le témoin romantique, par un beau jour d'été de 1793.

    " Cette mer que je devais rencontrer sur tant de rivages baignait à Brest l'extrémité de la péninsule armoricaine : après ce cap avancé, il n'y avait plus rien qu'un océan sans bornes et des mondes inconnus ; mon imagination se jouait dans ces espaces. Souvent, assis sur quelque mât qui gisait le long du quai de Recouvrance, je regardais les mouvements de la foule : constructeurs, matelots, militaires, douaniers, forçats, passaient et repassaient devant moi. Des voyageurs débarquaient et s'embarquaient, des pilotes commandaient la manœuvre, des charpentiers équarrissaient des pièces de bois, des cordiers filaient des câbles, des mousses allumaient des feux dans des chaudières d'où sortaient une épaisse fumée et la saine odeur du goudron. On portait, on reportait, on roulait de la marine aux magasins, et des magasins à la marine, des sacs de vivres, des trains d'artillerie (…). Des forts répétaient des signaux, des chaloupes allaient et venaient, des vaisseaux appareillaient ou rentraient des bassins.  Mon esprit se remplissait d'idées vagues sur la société, sur ses biens et ses maux. Je ne sais quelle tristesse me gagnait ; je quittais le mât sur lequel j'étais assis ; je remontais la Penfeld, qui se jette dans le port ; j'arrivais à un coude où ce port disparaissait. (…) Je me couchais au bord de la petite rivière (…). Je tombais dans la plus profonde rêverie. Au milieu de cette rêverie, si le vent m'apportait le son du canon d'un vaisseau qui mettait à la voile, je tressaillais et des larmes mouillaient mes yeux. "
    Mémoires d'Outre-tombe.
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    Mais le " tonnerre de Brest ", c'est aussi, pour beaucoup, le coup de canon qui annonçait l'évasion d'un bagnard et donnait le signal d'une chasse à l'homme. Sombre bâtisse édifiée au milieu du XVIIIème siècle, sur la rive gauche de la Penfeld, dans l'enceinte du port, le bagne abrita quelque 70 000 condamnés aux travaux forcés. Le plus célèbre d'entre eux fut un certain François-Eugène Vidocq qui devint plus tard … chef de la police.

    Les couples enchaînés hantaient l'arsenal et ses abords, et menaient leurs travaux jusqu'au cœur de la ville. A la couleur de leur bonnet, on pouvait repérer la durée de leur peine. En 1785, on était condamné au bagne à vie " pour s'être endormi étant en sentinelle, pour vol d'une vache en pâture pendant la nuit, pour vol de tronc dans une église, pour vie errante, vagabonde et scandaleuse " ; à 9 ans, " pour vol d'herbage dans les champs " ; à 6 ans, " pour séduction de jeunes filles. "

    Les derniers forçats quittèrent Brest en 1858 pour Cayenne, en Guyane, et le bagne fut détruit en 1947.

     



     

     

    uin forçat vu par Ciceri

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


     

    Habits

    Le bagnard est vêtu d'une chemise en toile écrue, d'un pantalon écru, d'une casaque rouge, d'une paire de souliers ferrés et d'un bonnet rouge pour les condamnés à un certain temps et vert pour les condamnés à perpétuité. Celui-ci porte une petite plaque en fer-blanc sur lequel apparaît le numéro d'inscription au registre matricule

    (3786 pour Sébastien).voir ce lien

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    1858. La fermeture du bagne de Brest

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    Au cours de son siècle d'existence, le bagne de Brest a abrité plus de 70.000 forçats. Son ouverture a marqué l'émergence d'une nouvelle structure répressive après celle des galères. Sa fermeture le 1er septembre 1858 marquera une nouvelle étape, celle des colonies pénitentiaires d'outre-mer.

    En 1748, Louis XV rattache les corps des galères à la Marine Royale, afin de permettre à celle-ci de disposer ainsi d'une main-d'oeuvre peu onéreuse. Désormais, les forçats des galères seront hébergés à terre dans des bagnes portuaires. Le bagne de Brest est le deuxième créé en France après celui de Toulon. La première chaîne de forçats arrive à Brest le 25 mai 1749, soit un mois après leur départ de Marseille. Par la suite, c'est principalement de Paris que les chaînes partiront vers le bagne. Une chaîne regroupe 300 à 400 hommes. Pendant le voyage, chaque forçat est enchaîné par une « cravate » qui, comme son nom l'indique, est passée au cou de chaque condamné, également entravé par les pieds. Le transport se fait en charrette, et c'est seulement à partir de 1836 que l'on utilise des voitures cellulaires.

    La fermeture du bagne

    En 1830, les bagnes font l'objet d'un vaste débat sur leur utilité sociale. L'idée de leur fermeture au profit des colonies pénales d'outre-mer fait alors son chemin. Cette évolution a été alimentée par plusieurs considérations : morales, avec le spectacle détestable que donnait à voir le bagne dans l'enceinte même d'une ville ; sanitaires, avec des risques d'épidémie accrus et économiques, avec l'abolition définitive de l'esclavage dans les colonies en 1848 qui entraîna un besoin en main-d'oeuvre. Dès 1852, les condamnés sont transportés vers la Guyane. Le bagne de Brest ferme le 1er septembre 1858. Le vaste édifice est converti en dépôt de matériel. Pendant la Première Guerre mondiale, il sera successivement un hôpital complémentaire, un centre de réforme et un magasin. Après la Seconde Guerre mondiale, le bâtiment sera entièrement détruit.

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    *Statue de Bertrand Piéchaud -la peine du bagnard.
    Statue de Bertrand Piéchaud -la peine du bagnard.

     


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    CHANT TRADITIONNEL DU BAGNE.

    On découvre ici, le texte d’un chant traditionnel du bagne qui est l’œuvre d'un bagnard « libéré ». Ce document a été enregistré en 1951 par Henri Charrière dit PAPILLON, à Saint Laurent du Maroni à l’occasion de son premier retour dans cette ville après sa libération, dans le cadre de la promotion de son livre. Il s'agit d'un poème de Fitoussi qui se chantait sur l'air "les batelier de la Volga".

    Titre de la chanson : Je suis un forçat.
    A écouter en cliquant sur la pièce jointe en bas de la page.

    Le cri d‚une sirène
    Un bruit de chaînes
    Le convoi part
    Ils sont hâves et blêmes
    Tout un poème
    En leur regard

    Cohorte douloureuse
    C‚est l‚armée malheureuse
    De ceux que Thémis appelle Aujourd‚hui
    Qui vont quitter à jamais leur pays

    (complété sur les aimables informations d'un lecteur, commentaire n°26)

    Soudain l’un d’eux s’arrête,
    en inclinant la tête,
    c’est qu’on vient de lui dire tout bas
    ces simples mots tu n’es qu’un forçat.

    La bas à la Guyane,
    dans la savane et les chantiers,
    combien de pauvres ères
    dans la misère semblent expier.

    Des rires de folies,
    des râles d’agonies,
    semblent monter au-dessus des cachots
    dont parfois monte un lugubre sanglot.

    La fièvre qui les terrasse,
    la mort qui les menace,
    toute la gamme des maux d’ici-bas
    semblent planer sur le corps du forçat.

    L’évasion est un crime
    que l’on réprime sévèrement,
    la réclusion horrible
    et ses terribles isolements.

    Misère physiologique,
    celle, vengeur tragique,
    d’une société cruelle ou vaincu,
    un cri, un râle, un forçat à vécu.

    Le requin, bête immonde,
    semble guetter dans l’ombre,
    le corps qu’on jette entouré d’un vieux drap,
    et c’est ainsi que finit le forçat.

    Commentaires exclusif de PAPILLON enregistrés en 1951 (à écouter en cliquant sur la pièce jointe en bas de la page) « Combien est émouvante cette chanson de ce malheureux, et combien aussi, malheureusement, il confirme tout ce que je dis dans mon livre. D’abord la fièvre, les cachots, la mort. Dans des endroits où, un sur dix, un sur vingt, peut se sauver dans ces travaux formidables, comme couper le bois dans les camps de Charvein ou d’ailleurs. Et puis, cette ignominie quand il se sent le forçat. Il vient de comprendre ce qu’est un forçat, c’est-à-dire une immondice de la société au moment de partir.
    L’évasion ! L’évasion, que non seulement on cherche à étouffer dans son être, mais encore que l’on poursuit comme l’on poursuit un animal avec les chasseurs d’hommes afin de l’éliminer plutôt que de lui donner une chance de revivre, et s’il est repris ? La réclusion ! Cette fameuse réclusion que quelques journaux ont prétendu, que des témoignages de surveillants, des gens, bien entendu, intéressés à dire, que ce n’était pas du tout comme je le racontais.
    Mais lui le malheureux dans sa chanson, il le dit, cette réclusion horrible, terrible isolement. Atteint tous en commun de misère physiologique, il l’accuse lui-même, dans sa chanson, des bas-fonds de Saint Laurent du Maroni, cette société cruelle,inutilement cruelle. Cette société, qui au lieu de se défendre contre les gens qui commettent un délit, se venge, ce qui ne peut être accepté.
    Et puis la fin ! La fin du forçat. Ces enterrements que je décris dans mon livre, où l’on jette ces corps, entourés de sacs de farine, en pâtures aux requins des Iles Royales, qui étaient ni plus ni moins, que le dernier moment où le forçat arrivait à sa limite de mépris de la société. On lui refusait même de l’enterrer comme un homme, on le donnait en pâtures aux requins…La cloche qui appelait ces requins au moment de l’enterrement était une espèce de … C’était la fin… La société était vengée, ou, la société croyait ainsi pouvoir faire disparaître par les requins tout vestige d’un homme qui avait commis quelques petits délits et qui lui avait apporté quelques douleurs à la tête.
    Toute cette chanson, c’est la conclusion indiscutable de ces chemins de la pourriture, comme je le décrits, je crois même qu’ils sont en dessous de la vérité. »

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    Commentaires_de_PAPILLON(2) Commentaires_de_PAPILLON Chant_du_forcat

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