• histoire d'un autre temps la toupine et le torpilleur

    *les WC ou toilette ça na pas été toujours ça !!!


     

    tien JP  !!*


    *a la compagne il yavait ça !!



    *mais en ville avant le tout a l'égout  c'était le pot de chambre
    **

    ***

    ça c'est une toupine, et dans laquelle on ne fait rien cuire.

    Et oui, c'est un vase de nuit, l'équivalent du pot de chambre de votre enfance.

    Ce qui a beaucoup marquée , c'était le mode de collectage des dites toupines.

    Il faut se souvenir que jusqu'au milieu des années 50 du siècle dernier, peu de ville française possédaient de système de tout à l'égout. Alors!!!

     

    ...Le Torpilleur.

    Je vous laisse imaginer le détail des opérations.
    Ainsi que la saveur, j'allais dire le fumet, des anecdotes racontées par les anciens.
    Les disputes entre les femmes et les sergents de ville chargées de faire respecter les heures de dépots des toupines et l'interdiction de les laver aux fontaines.

    La nuit, il fallait être très prudent en circulant dans les rues sombre. Un certain nombre de nos concitoyens ayant pris l'habitude de vider leurs toupines par les fenêtres.

    Oh, ils prévenaient d'un vigoureux: "Passa ren?"
    Seulement, souvent l'avertissement arrivait en même temps que giclait sur le pavé le contenu de la toupine.

    Allez, je me replonge dans ma daube de poupre.

    Bon appétit.

     

     ****

    Utilisez ce lien si vous voulez ajouter un signet ou un lien direct vers cet article... Le Torpilleur des rues
    29-08-2007 Histoire

    La-Seyne

    Lorsque La Seyne devint une cité urbaine, et qu'il fallut procéder chaque jour à l'évacuation des ordures et des vidanges, on vit s'aligner sur les trottoirs devant chaque porte, à l'heure du laitier, les poubelles voisinant avec les toupines.

    C'étaient des véhicules différents qui se chargeaient d'enlever le contenu des unes et des autres. Ils ne circulaient pas aux mêmes heures et les toupines devaient être sorties peu avant le passage du torpilleur, au petit matin.

    Le ramassage des ordures ménagères s'effectuait au moyen d'un tombereau tiré par un cheval et le préposé, nanti d'une énorme pelle plate et d'un balai de bruyère, devait vider les poubelles et enlever les petits tas d'ordures accumulés par les balayeurs de rue bien avant son passage.

    Torpilleur

    Le torpilleur, véhicule hippomobile au XIXe siècle, devint un engin motorisé dans les quelques années qui précédèrent la mise en service de l'Émissaire commun.

    Mais pourquoi l'appelait-on ainsi ? Probablement parce qu'on le fuyait comme un navire aurait fui face à la menace d'une torpille. La puanteur que répandait ce véhicule constituait une telle agression qu'on le considérait comme un danger redoutable, surtout quand il venait à la rencontre d'un piéton. Ce dernier n'avait d'autre recours que de tourner les talons, en pressant son mouchoir sur ses narines. On disait alors : " Attention, ça torpille ! "

    Il arriva que pour éviter cette mauvaise rencontre, des travailleurs ratent le départ du bateau ou du tramway qui les conduisait à leur atelier ou à leur bureau. On voit donc que ce maudit véhicule avait dans la vie quotidienne des répercussions multiples et fort désagréables.

    Toulon

    Les toupines vernies, couvertes obligatoirement d'un disque en bois ou en métal, portant un bouton sphérique en son centre, attendaient sagement le passage du préposé municipal qui s'annonçait de loin par des jurons sonores. Son cheval n'allait jamais à la cadence qu'il souhaitait. Parfois, des récipients avaient été renversés par de mauvais plaisants, ce qui ajoutait à la colère du vidangeur et provoquait en lui des poussées d'exaspération. Ou alors, des retardataires le hélaient, leur toupine à la main. Il leur répliquait violemment :

    - Vous attendrez demain !

    - Mais j'en ai qu'une, de toupine !

    - Allez la vider vous-même chez Gamel !

    Pour la petite histoire, il faut savoir que les Gamel étaient des éleveurs de cochons établis au quartier Saint-Jean. Propriétaires de vastes terrains entre la route d'Ollioules et l'Hôpital, ils recevaient la vidange que l'on y épandait. Les émanations qui se mêlaient à celles des porcheries n'avaient pas fait de ce quartier un endroit où l'on flâne. Nos concitoyens avaient donc fait leur l'expression : Sènté Gamèou (ça sent Gamel) énoncée chaque fois qu'une odeur nauséabonde parvenait à leurs narines.


    Le passage du torpilleur dans la rue était l'occasion de scènes souvent désopilantes, sauf pour celui qui en était la victime.


    Le tonneau de vidange, monté sur deux roues, avait une contenance de cinq cents litres environ. Il était coiffé d'un entonnoir volumineux, par lequel le préposé versait le contenu d'un gros seau rempli lui-même par l'apport de plusieurs toupines. Les mêmes gestes répétés des centaines de fois, exigeaient des efforts physiques assez considérables.


    Tous ces transferts de liquides ne pouvaient s'effectuer sans éclaboussures, surtout lorsque le mistral s'engouffrait dans nos rues. On comprend pourquoi les passants avaient intérêt à s'écarter de ce véhicule pendant que le préposé municipal effectuait ses manipulations.


    Ce dernier, malgré l'adresse dont il pouvait faire preuve, mettait ses vêtements dans un état lamentable. Son pantalon en velours qui tombait en accordéon sur ses chaussures, son veston boutonné jusqu'au cou, son chapeau de feutre noir, présentaient un aspect peu ragoûtant.


    Et quand le gros tonneau que l'on appelait la boute (du Provençal bouta : tonneau) s'ébranlait sur les pavés disjoints, bringuebalant de droite et de gauche, des giclées du trop-plein s'échappaient par l'entonnoir pour venir s'écraser sur la chaussée en de redoutables flic-flac.


    Si le cheval n'avait pas su éviter les trous profonds, le vidangeur furieux l'accablait d'injures retentissantes. 

    Toupines

    Et puis nos braves ménagères, les yeux encore gonflés de sommeil, venaient récupérer leur récipient. On assistait alors à d'autres scènes de la rue que nos grand-mères nous ont toujours contées avec des houles de rire.

    Ces dames s'approchaient délicatement de la toupine, en regardant bien où poser leurs pieds, tenant les pans de leur peignoir d'une main, alors que de l'autre, elles brandissaient l'escoubette, petit balai terminé par un hérisson de chiendent. Celles qui demeuraient à proximité d'une fontaine, y rinçaient leur toupine sans difficulté. Dans les rues les plus longues, où n'existait qu'un seul point d'eau à une extrémité, les ménagères qui en étaient le plus éloignées apportaient l'eau de rinçage de l'intérieur. Après avoir consciencieusement nettoyé le récipient, elles le vidaient dans le ruisseau où stagnait le liquide pendant plusieurs jours, surtout si la sécheresse sévissait. On imagine, dans ces conditions, ce que sentaient nos rues et les dangers d'infection que représentaient ces liquides croupissant dans les interstices des pavés !

    Sources : Marius Autran 2006

    *
     

      http://maprovence.skynetblogs.be/post/4914373/le-torpilleur-des-rues*

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  • Commentaires

    1
    Dimanche 26 Septembre 2010 à 17:05
    Maria-Elisa Noël

    J'ai lu ton article et j'en reste bouche bée, je ne peux m'imaginer tout cela, se promener avec des seaux remplis de m.....dans le rue !!! Nous ne savons pas la chance d'avoir les commodités actuelles.

    Bonne soirée et bisous. 

    2
    Tao
    Dimanche 26 Septembre 2010 à 17:37
    Tao

    Tu dois avoir un temps de "merde" en vacances pour nous sortir un article pareil.

     

    Je pense quand même que tu fais erreur, quand tu dis les années 50 du siècle passé, tu veux certainement parler des années 1850 et non 1950. Moi, qui suis né (en France) en 1945, je n'ai jamais connu çà ! D'ailleurs, on voit bien que les photos datent d'une autre époque. A+

    3
    Dimanche 26 Septembre 2010 à 18:01
    ophelie793.over-blog

    Bon c'est pas tout ça mais on va bientôt bouffer......ton article m'a mis en appétit.....Je n'aurais pas voulu être l'épouse du préposé chargé de vider la M*** dans l'entonnoir.....ça devait empester plein la maison et la pauvre dame devait passer des heures au lavoir pour récupérer les vêtements qui de toute façon allaient reservir les jours suivants......beukkkk.....beukkkk

    Bises

    Bel article fort interessant.....un rien puant....LOL

    Bonne soirée

    4
    Dimanche 26 Septembre 2010 à 18:01
    odettedanse

    Les temps ont bien changés,,!,,,nos petits enfants s'ils te lisaient n'en reviendraient pas de stupeur,,,,,,belle note,,,,mais comme on a dit,,,certains étés en ville furent des plus parfumés,,,,bonjour les maladies bises

    5
    Dimanche 26 Septembre 2010 à 21:54
    denise-pilou

    Je n'ai pas connu ce mode de "vidange des seaux", mais par contre j'ai connu la "pompe à merde" qui vidait 2 fois par an la fosse. (on avait beau tout fermer ça sentait quand même dans l'appartement). Les WC étaient dans la cour.

    Y a pas à dire mais le modernisme a du bon !!! (du sent bon)

    Et bien sur ces propos odorants, je vais aller me coucher. Bonne nuit

    6
    Lundi 27 Septembre 2010 à 17:47
    yvetteliban

    c'est tout ce que tu ns ramene de tes vacances ????? hihihi.. tu ns as manqué et maintenant je suis sans pc.. mon mari ne se decide pas quoi adopter .. moi pourvu que j'ai un clavier et un grand ecran le reste... ici pour taper sur son laptop c'est vraiment la galere .. en tout cas ca viendra, ne m as t il pas mis le ventilateur au plafond que je reclamais depuis 14 ans??? hahaha faut pas le brusquer.. bisesssssssssss

    7
    Lundi 27 Septembre 2010 à 18:57
    chezgouza

    moi j'ai connu la cabane au fond du jardin année 50, le pot de chambre en ville année soixante nancy donc une grande ville à l'époque il n'y avait pas de toilette dans les appartements mais souvent dans la cour ou en commun dans les escalier,par la même occasion le lavabo aussi, l'eau courante dans le couloir, puis en 1965 tout les appartements ont été refait avec des toilettes et eau courante minimum sinon plus de location. donc pas si vieux que ça.

    a+

    8
    papyserge..
    Vendredi 15 Juin 2012 à 11:19
    papyserge..

    c'est pas une époque si vieille que ça !  !! 50 ou 60 ans en arriére voir moins dans certaine région

    rien que l'eau courante au robinet dans la maison a été une grande évolution

    bisous bonne fin de journée @+

    9
    didi2010Coucou Ophél
    Vendredi 15 Juin 2012 à 11:19
    didi2010Coucou Ophél

    Serge, j'avoue que je n'aurai pas aimé connaître ce mode de vie et j'apprécie mon confort ! J'imagine les odeurs, les mouches, les rats, les souris, les microbes, les maladies ... Bonne fin de journée par ce temps à donner le cafard ! Gros bisous     @

    10
    Nicole
    Vendredi 15 Juin 2012 à 11:19
    Nicole

    Tu viens de décrire une partie de mon enfance ...Ollioules  régions des fleurs il y avait un marché , maintenant zone industrielle , échangeurs d'autoroutes.....je ne sais pas s'il ne vallait pas mieux l'odeur de la "merde"mdrr

    Bonne soirée Serge bises

    11
    Jipai ex putaindcami
    Vendredi 15 Juin 2012 à 11:19
    Jipai ex putaindcami

    Pas moyen de caguer tranquille sur over-blog....!

    12
    la roulotte
    Vendredi 15 Juin 2012 à 11:19
    la roulotte

    TAO et ses domestiques.... hahahahahahaha..

    ça vaut une note un truc pareil...

    une ui lui mouchait le nez..

    l'autre qui lui torchait le QQQQQQQQQQQQQQ..

    ahahahahahahahahaha

    je m'étouffe

    bisous

    13
    nanoue81
    Vendredi 15 Juin 2012 à 11:19
    nanoue81

    petit coucou :) je suis passer sur votre site par hazard en recherchant certaine information sur le pot de chambre   ji ai trouver plein de chose interessante merci  car en lisant votre texte  on se croirai remonter le temps  :)  peut etre a biento  ;) merci encore 

    14
    la roulotte
    Vendredi 15 Juin 2012 à 11:19
    la roulotte

    moi qui suis née en 1955 j'ai connu le pot de chmbre "ici ils appelaient ça le JULES3 qu'on allait vider dans les WC au fond du jadin...

    quand j'ai acheté la aisn de mon grand-père en 1989 il n'y avait pas les commodités dans la maison on allait aux toilettes dans le cabin en bas du jardin...

    ii dans ma maisn j'ai 4 jules.. un ma poubelle de cuisine, un autre ma poubelle de salle d'eau et 2 autres dans le jardin en déco pour faire le purin d'ortie.. demain j fais des photos et je vus les montre.. mes parents se sont mariés en 1952 et n'ont eu l'eau courante à la maison qu'en 1954 un an avant ma naissance, avant, ils allaient chercher l'eau à la pompe...

    dans ta communauté c'est pas dieu possible tu n'as que des gens qui ont vécu ds les grandes villes.. pas comme nous en province.. ou le tout à l'égoût.. n'est pas encore installé partout.. ici à Cholet dans nos maisons de tiserand l'eau s'écoule encore le long des trottoirs, moi je suis raccordée prce que j'en ai fait la demande, mais, les grands-mères, mes voisines ne l'ont pas..

    je suis étonnée que tao tombe à la renverse avec ta note.. le pot de chambre ici et bien il y en a encore...

    demain je vous montre les misn.. ils sont SPLENDIDES..

    bisous

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    15
    la roulotte
    Vendredi 15 Juin 2012 à 11:19
    la roulotte

    Tao devait vivre dans le luxe c'est tout... il est snob cet animal.. nous ici c'était "Jules" dans l'arrière cuisine... et le matin maman allait vider le pipi et les "colombins"... dans le xc au fond du jardin.. sur la porte il y avait un petit coeur pour laisser passer le jour... Mr Tourneux le vidangeur pasait 2 fois par an, pour vider la fosse et "emboucanait tout le quartier...

    mes enfants en 1989, date d'achat de la maison, allaient faire leur besoin dans les wc en bas du jardin.. alexandra avait peur...

    ma grand-mère quand j'étais petite découpait très soigneusement des morceaux du journal.... (20x20) pour que nous puissions nous "torcher".....j'ai toujours entendu papa nous raconter que le fameux journal était "la croix" un canard catho.. et qu'avant de découper les feuilles de "torchage"... elle retirait la croix... ptdr...

    ah les souvenirs..! ! !

    bisous

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